Posté le 22 juillet 2008
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Je suis très vélo en ce moment. En cause un nouvel arrivé dans ma vie. Un vélo - rassurez-vous. Le hasard fait qu’aujourd’hui j’accompagnais une dame que j’aime beaucoup (et qui vient de lancer un blog, il faut l’encourager
) lors de l’interview de, disons, un dirigeant majeur de Decaux aka Vélib aka Vélocity. En marge de l’interview, trois choses m’ont marquées.
- “3000. C’est le chiffre sur lequel il faut communiquer”. Oui mais moi je ne communique pas, je fais, au pire du journalisme, au mieux… je blogue. “20%”. Ce chiffre correspond à 20% des vols en réalité, essentiellement le fait de non-clients, de nuit, dans les stations gentiment cachées par les architectes des monuments historiques. Reprenons. 15 000 vélos en circulation (je crois). Dont 60 par jour mal raccrochés par leurs utilisateurs - Decaux a inversé l’alarme en conséquence, elle sonne dorénavant quand c’est mal raccroché. C’était l’inverse initialement. 16 000 vols constatés. “Il reviennent tout seul”. Comprenez : “on” les laisse là où on a fini d’en avoir besoin. A Lyon dernièrement ! On n’ose imaginer le gars sur l’autoroute (Joli film
) mais l’histoire est un cas d’école. A Paris le système de vélo à usage collectif (un service public ?) a connu un succès sans précédant ailleurs et des dégradations sans communes mesures avec les autres villes. Dit moi comment tu pédales, je te dirais qui tu es. Alors Rentable le Vélib, en vrai ? Pas évident. “c’est plus compliqué que ça”. On s’en serait douté !
- “Nous on fait de la communication extérieure”. Vu comme ça… Le Vélib c’est “un abris bus non scellé”, un 4 par 3 sans affichage (enfin, sans affichage, à Paris, car Decaux veut clairement en faire un “support” à l’avenir, et ailleurs). De la communication, donc, mais la communication des politiques puisque dans tous les cas ils ont affaire à eux. Ainsi vu, Vélib est un coup de maitre qu’un spin doctors nommé Decaux à livré au protégé de Joffrin. Le préféré est maire de Paris. Le Stratège au manette se paie sur d’autres marchés. Quand vous avez fait un coup pareil, tout devient possible. Son concurrent, Clear Channel, est en passe de devenir le leader de la promotion d’artistes à 360°. On en reparlera. Alors, le passage de la culture de la propriété à celle de l’usage se fera-t-elle au prix du “tout support” ?
- “La marque Vélib appartient à la mairie de Paris”. Ah ouai ? Tu veux dire (…) ? Tu veux dire qu’elle pourrait faire de cette marque (qui a bouffé toutes les autres sur ce type de service, devenant un nom générique, bientôt ou déjà aussi symbolique à l’étranger de la “french touch” ou du “way of life” que “Paris”, première destination touristique mondiale). Pourquoi la mairie ne fait elle pas, pour le coup, du “marketing 360°” et donc du pognon, beaucoup potentiellement, qui pourrait être aussi pragmatiquement investi dans… Des pistes cyclables dignes de ce nom ? J’ai dit une connerie ?
(…)
Commentaires
2 commentaires sur l'article “Vélib, 3 questions :”
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Tu ne te serais pas mis au fixie par hasard ?
pas encore eu l’audace… c’est tentant