Posté le 25 juillet 2008
Classé dans Actualité, Hors du temps |

Cet après-midi, je vais croiser à l’Élysée* celui qui sera sans doute bientôt le Président ayant soulevé le plus d’espoir depuis une certaine famille Kennedy, que ce soit aux Etats-Unis ou partout ailleurs. Celui que ses adversaires appellent “l’élu” fait actuellement un sans faute en Europe. Sera-t-il le premier webPrésident de l’histoire moderne ? Et qui peut encore croire à la fin de l’histoire alors que s’écrit notamment celle-ci ?
Ce gendre idéal de sitcom a paradoxalement quelque chose de christique dans ce qu’il incarne comme dans ce qu’il énonce. “Le XXIe siècle s’est ouvert sur un monde plus interdépendant que jamais dans l’histoire humaine (…) Les murs entre les pays les plus riches et les plus pauvres ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les races et les tribus, entre les indigènes et les immigrants, entre chrétiens, musulmans et juifs ne peuvent pas rester debout.”. Oui, nous pouvons… Mais le premier mur à franchir sera celui des promesses énoncées et de l’espoir soulevé.
* MAJ > incompréhension ? raté ? Je viens d’avoir Nicolas Princen en ligne. Très cordial. Je ne jouerais pas les Tintin pour vous cet après-midi, au final. Pas bien grave. L’occasion était fort belle ![]()
Commentaires
8 commentaires sur l'article “Barack Obama - The Wall”
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Rencontre avec Obama dans la catégorie “hors du temps” : étonnant ! Si cet homme devient président des Etats-Unis, comme les sondages semblent le prévoir, le moment est historique. Comme tu le dis, ce serait, avant tout, le premier webPrésident, ce qui n’est pas rien et peut-être le signe du début de la véritable démocratie, celle qui vient du peuple.
“Rencontre avec Obama dans la catégorie “hors du temps” > ouep, c’était peut-être un pressentiment - rdv annulé
La “véritable démocratie” aura besoin de bien plus que cela, mais ce serait effectivement un signe qui pourrait soutenir cet élan. je redoute qu’une “véritable crise” soit nécessaire avant, cependant. Sans m’en réjouir ^^
“Je viens d’avoir Nicolas Princen en ligne”.
Princen s’occupe aussi des RP de l’Elysée ?
Dommage pour toi et tes lecteurs/auditeurs
bon, mais tu pourras peut être nous dire ce que tu auras pensé de cette rencontre ?
Pour ma part, assez impressionnée de l’intelligence d’Obama, surtout face à l’affligeante prestation de notre président et désolée par l’intervention de la journaliste de TF1.
Quant à la prochaine crise immédiatement prévisible, celle d’un affrontement sérieux avec l’Iran, j’espère que nous ne la connaîtrons pas.
Je n’arrive pas à comprendre votre enthousiasme pour Obama, alors qu’il se revendique à la fois de Ronald Reagan et de Sarkozy.
Le fait qu’il soit noir vous aveugle.
Son dynamisme est du même ordre que celui de Reagan : au service d’une Amérique ultra-libérale.
Il parle déjà d’enrôler davantage d’Européens dans la guerre contre le terrorisme, demande aux Français d’envoyer encore plus de troupes en Afghanistan…
Quand Sarkozy envoie des soldats en afghanistan, vous râlez, mais quand Obama vous le demande vous faites votre sac, vous préparez votre Famas, et vous partez au combat de bon coeur ?
je réponds plus tard au reste, we oblige, je suis “off”.
@ benito > oui, pour le web en plus de la veille.
Obama vient de déclarer :
“Il y a un avantage concret à ce que non seulement les chefs d’État étrangers vous apprécient mais aussi à ce que les populations de ces pays aiment le président américain: car, du coup, c’est plus facile pour Sarkozy d’envoyer des troupes en Afghanistan si son électorat aime les États-Unis.”
Commentaire de Vincent Jauvert, grand reporter au Nouvel Observateur:
http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/07/27/les-confidences-d-obama-apres-sa-visite-eclair-a-paris.html
“Autrement dit, la stratégie d’Obama vis à vis de l’Europe est de séduire les populations à un point tel que les dirigeants du Vieux Continent se sentent contraints (ou capables) de partager les fardeaux internationaux de l’Amérique (en Afghanistan notamment).
C’est une tactique extrêmement intelligente.
Du point de vue américain.
Si bien que, si “the One” est élu (ce qui n’est pas gagné), l’Europe risque de se réveiller de l’Obamania avec une désagréable gueule de bois - et le sentiment qu’elle avait pris un peu vite un sénateur des États-Unis pour le Sauveur du monde.”
“tu pourras peut être nous dire ce que tu auras pensé de cette rencontre ?”
> Que pour un candidat US, l’étranger c’est toujours perdre des points et qu’a ce titre Obama a pris un risque. Que pour le Américains la France ça fait pas sérieux, ça fait “vacances”. A ce titre il a pris peu de risques en restant moins de 3 heures. Que Sarkozy a été mauvais. Qu’Obama n’a pas été très bon non plus. A l’inverse de l’Allemagne où son discours millimétré était à la hauteur du rdv.
allez, je file, je vous laisse débattre de “the one” et de l’obamania. Ah! si, une chose dont je recauserai ici : de la pertinence d’avoir une promesse plutôt qu’un programme détaillé, vice du système français. Voilà bien un cas ou le “modèle Obama” est intéressant…