[crise - dépression] And the winner is : Internet !

Posté le 12 octobre 2008
Classé dans Médias |

Alors que semble se confirmer le scénario noir évoqué vendredi soir (attendons lundi midi, afin de voir quelle sera l’attitude des places boursières) je souhaitais partager avec vous une autre “intuition” ou “analyse” ; celle-ci concernant les mouvements tectoniques majeurs qui sont en train de se mettre en place et leurs conséquences, dans un champs d’action que je suis avec passion :

La tectonique des médias (ou mutation médiatique).

A l’instar de 29 et des années trente - et la comparaison s’arrête là - l’audience des sites internet en octobre 2008 et dans les mois qui viennent vont être en très forte croissance. Attendons là-aussi les résultats, mais de premiers indices, comme les ventes des magazines économiques ou l’activité on-line semblent confirmer ce qui pourra paraître à certains une évidence, mais qui est en fait un élément majeur. Hollywood est né de ce précédent.

L’internet - la masse, le contenu, les flux, les contributeurs - sont en ébullition.

Aujourd’hui que lit-on ?

La valorisation de Google a diminué de moitié (une information étonament peu commentée - ou alors elle est fausse : “Google’s stock is now down more than 50% from its high“) et Facebook serait mal en point (à prendre avec des pincettes, mais 15 milliards c’était effectivement un peu n’imorte quoi) / MAJ : Seesmic aussi ?

Faisons un bref détour. Ma petite PME, qui consoit des sites, des stratégies web et produit des contenus et vidéos, principalement destinés au net, a connu son meilleur mois ! Mieux : les clients qui nous ont sollicité interrogeaient jusque-là principalement (spontanément et systématiquement, en fait) de grosses structures. Plus légers, nous sommes (parfois) moins cher.

Plus légers, nous pourrions peut-être (mieux) résister aux “10 ans de chaos (et d’opportunités)” à venir ?

A l’image des blogs ? Du “linkjournalim” ? De l’éditorialisation des contenus online ?

Et à l’inverse de quelques mastodontes du paysage médiatique (médias et social-médias) empesés de bande-passante, de dettes ou de lourdes rédactions ?

(…)

Qui a été particulièrement efficace contre le plan Paulson (et le plan Palin :-) ) ? Blogs et activistes en ligne, chef. Et contre la concentration dans les médias, qui resteraient-ils ? Même l’UMP répond “Internet” comme seul rempart pluraliste !

(…)

Les rédactions ont intérêt à penser flux, entertainment et contenus à (forte) valeur ajoutée, les sites aussi.

(…)

Si nous allons vraiment vers un scénario noir économique, cela pourrait alors accélérer le rythme de croissance et la proportion finale de la part numérique dans la sphère médiatique, en particulier on-line, de manière considérable. Et le poids, non pas des “user”, mais des “best users”. Ou encore, parmi les acteurs du web, permettre à quelques “épopées légères ” de prendre le dessus sur de lourdes machinerie.

Et si les individualités qui composent le net (les internautes actifs) étaient les grands gagnants de la nouvelle tectonique des médias ?

Je rappelle que dans “l’ancien-monde-qui-se-termine”© (amen) ce n’était pas le cas !

Ce sont d’ailleurs ces mêmes contributeurs autrefois mis à toutes les sauces “2.0″ que l’on enterre bruyamment ces jours-ci

C’était le quart d’heure : “dans la crise sachons déplacer les curseurs avec souplesse et promptitude (on va s’en sortir, bande de blogueurs)” qui se dit aussi “Ceux qui se trouvent « entre deux jobs » ont tout intérêt à investir dans leur réputation en ligne, ils en toucheront les dividendes avec un meilleur emploi quand l’économie redémarrera” (sic).

–(image maison d’après MiloAway)–

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