Posté le 30 octobre 2008
Classé dans Hors du temps |
Je vous livre ici des réflexions en vrac,
puisque je ne trouve pas le temps de les mettre en forme afin d’en faire un article.
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La chronologie des médias change et ce changement va s’accentuer, s’accélérer.
De plus en plus tôt, l’information et le contenu inédit vont arriver (d’abord) sur la toile, en flux, numériques…
L’émetteur aura proportionnellement tendance à être de moins en moins un journaliste.
Ce sont d’abord les marques, les partis et les personnalités qui seront les moteurs de cette mue…
Ont aurait pu dire la même chose il y a 10 ans.
“On” l’a d’ailleurs plus ou moins bien et tôt dit.
Sauf que la partie la plus visible de la mue commence maintenant…
(…)
Un politique en campagne pour 2012 pourra soit subir le calendrier, les angles et les thématiques choisis par d’autres pour défaire son image, soit - enfin - fédérer ses forces et ses messages atour d’un média social (réseau social et média participatif) sur lequel il émettra également en primauté ses propres images, cadrés, montés et mis en scène par ses équipes (en ça Nicolas sarkozy fut un précurseur, mais sur un site “plus vertical tu meurs”). Ou encore réserver à son médias des déclarations inédites et des contenu à forte valeur ajouté. Voir construire (et plus seulement “recueillir” comme le fit Ségolène Royal) depuis et avec une base, exponentielle, qualifiée, efficace.
Transformer un enthousiaste en activiste, donner les outils, former, partager, échanger, géolocaliser, lié sémantiquement, créer des synergies, tout se que permet le média social est une grappe de chances à saisir. C’est donc sur le web et vers le web que vont de plus en plus s’organiser débats et enjeux politiques. La campagne Obama en témoigne, si besoin était de le rappeler. Mais loin de renoncer (et loin s’en faut) à l’usage des médias traditionnels, il s’agit pour un parti de se servir de la structure, du maillage, des moyens techniques et communicationels que la toile offre pour rendre plus efficient une campagne. Ce que, sauf grande claque raciste mondiale, les prochains jours devraient illustrer aux Etats-Unis.
(…)
Y aura-t-il encore des journaux dans 10 ans ? Et des marques de média qui se vivent d’abord comme chaine de télé, un magazine ou une radio ? Seront-ils tous des pure-player de flux ou défunts ? Si je ne vais pas m’aventurer en prospective, le fait est là : leur point commun est d’être aussi sur le web, de plus en plus sur le web, et de voir le web intégrer de plus en plus tôt le processus de fabrication et de distribution de l’nformation et des contenus. Ce qui à mon sens appelle de nouveaux métiers, mais change considérablement le processus.
MAJ > Et une “émission” ça peut encore naitre ailleurs que sur la toile ?
(…)
Les marques sont quand à elles “en campagne permanente”. Campagne marketing, de notoriété ou autre. Elles aussi de plus en plus intègrent le net et la viralité comme un temps (notamment) en amont de la communication traditionnelle. Et ce temps prend un rôle et donc des budgets croissants. Ce “temps” manque d’ailleurs de vrais spécialistes en agences. Il devrait pourtant de plus en plus conditionner “la suite”.
(…)
La question de “l’identité numérique” pourrait aussi être abordée. Si ma réputation, hors mon réseau physique de connaissances, c’est avant tout le contenu qui m’est rattaché on-line, c’est irrémédiablement vers ce média (medium ?) que je vais tendre pour veiller, animer, alimenter, éditer, façonner ma “réputation”, non ? Si mon emploi, mes amours - et plus si affinités - en dépendent, comment en serait-il autrement ?
(…)
La chronologie des médias change et ce changement va s’accentuer.
De plus en plus tôt et de plus en plus massivement, le contenu inédit, les moyens et nos attentions vont migrer vers la toile et les réseaux.
Que restera-t-ils aux “médias traditionnels” s’ils ne font plus l’agenda ?
(…)
Notes :
- ça carbure grave dans les partis. Mes “grandes oreilles” peuvent en témoigner. 2009-2012 va être une sacrée aventure on-line !
- le temps du réseau ? A en croire la mutation en cours d’opération dans les stratégies de certains annonceurs, et ma PME peut en témoigner, c’est vraisemblable ^^
- communication, réputation, recommandation, information (élection ?). Et définition. Y revenir parfois.
Commentaires
3 commentaires sur l'article “[brainstorm] Le temps des réseaux ?”
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concernant l’évolution de la presse écrite ne va t’on pas vers l’agrégateur personnalisé. Le lecteur choisira en quelque sorte sa rédaction en s’abonnant aux flux de différents journalistes ?
Les “marques” qui resteront seront probablement des journalistes avec leur réputation, un peu comme un artiste musical qui fait sa promotion directement sur le web sans passer par une maison de disque ?
L’avenir est donc aux blogueurs
>Education: justement parce qu’on baigne de plus en plus dedans, il sera peut etre bon d’apprendre à déscotcher des media, en termes de temps passé, mais aussi de liberté de penser:
-connaître les petits leviers psychologiques utilisés par la pub et la politique
-connaître quelques grosses ficelles qui actionnent ces leviers
-avoir quelques billes pour discerner entre purs effets médiatiques et faits réels
>Instruction et construction des savoirs: punir le plagiat, mais enseigner des méthodes performantes de recherche d’infos sur internet et de copier-coller intelligent; au risque d’avoir une approche lego et ludique de la pensée: d’un côté, les objets qu’on copierait porteraient avec eux leur contexte, leur registre de référence et leurs définitions; de l’autre, un assistant sémantico-logique nous proposerait une liste d”idées pertinentes’,'objections pertinentes’ sur un thème, de réponses pertinentes à une question ou d’exemples pertinents pour illustrer une idée.
>Identité numérique: sur les possibilités des avatars ou agents virtuels: aimer, apprendre, penser, sentir, parler, rencontrer des gens, chercher des clients…ce genre de choses, on pourra les déléguer
>Accélération et multiplication de l’info et des échanges:
-laissons-nous le choix de vivre à notre rythme; parfois, on ne peut pas penser ou décider à la même cadence que celle où circulent les infos
-méthode: le fait de se priver volontairement de portable, mp3, internet, etc. pendant un certain temps peut-il servir d’expérience témoin et permettre de mesurer l’impact de l’usage de ces technologies dans l’amélioration de nos vies?
>Autant de journalistes, autant de blogs - autant de lecteurs, autant de contributeurs?
-république des blogs: tout le monde peut s’exprimer, on peut donc y voir le pire comme le meilleur; faut-il avoir une police du web? combien coûterait-elle? des sociétés privées ont-elles déjà commencé à travailler ce marché potentiel?
-individualisation des opinions et des styles de presse: on se dirige de + en + vers un marché dessiné par l’offre
[…] (politiques, financiers, médiatiques) qui sont les plus mal placés pour se remettre en cause. Le temps des réseaux est entamé. Avec lui l’alternance pourrait devenir […]