Un monde et une génération d’espoir

Posté le 5 novembre 2008
Classé dans Politique |

Contrairement à cette femme centenaire évoquée par “l’élu”, nous qui avons 20, 30 ou 40 ans aujourd’hui n’avons pas connu de guerre, de premier pas sur la lune, l’élection puis l’assassinat de(s) Kennedy, les soulèvements étudiants, voir même la liesse populaire de 81. Nous avions vu tombé un mur. Cette nuit un mur plus grand encore est tombé : celui de la désespérance.

Yes we can ! Qui mesurera combien ce slogan devenu moteur d’une politique, expression d’une audace inouïe a fédéré depuis 4 ans - dont 2 années intenses de campagne électorale américaine - et combien il va façonner une génération.

Génération apathique ? Désengagée ? Résignée ? Désespérée ? Non, citoyens du monde post-mondialisé, jeunes et moins jeunes, qui savons que “nos enfants vivront moins bien que nous”, nés après la “fin de l’histoire” allons démontrer que nous pouvons : nous pouvons façonner un monde meilleur. Moins bipolaire, moins inégalitaire, moins cynique, moins pervers, moins autodestructeur, moins égoiste. Moins désespérant.

Yes we will. Yes we do.

Cette nuit un jeune métis déguisé en premier rôle de série US a conquis grâce à un charisme et une campagne hors du commun le cœur d’une part sans doute rarement atteinte de l’humanité. Que ce soit quantitativement ou qualitativement, l’élection de Barack Obama est un petit pas (considérable) pour l’Amérique mais un très grand pas pour l’humanité.

Une telle attente est une promesse, voir une exigence, de réussite. Le changement n’est pas moment ni un slogan mais une volonté. Demain nous pouvons être meilleurs.

Et puisse BO en être à la hauteur…

Commentaires

6 commentaires sur l'article “Un monde et une génération d’espoir”

  1. malisan le 5 novembre 2008 à 14:02

    Believe !!!

  2. Nessy le 5 novembre 2008 à 14:23

    Bel enthousiasme, Nicolas, que je partage avec toi et je crois avec pas mal de personne dans le monde. Yes we will. Yes we do.

  3. Nadine le 5 novembre 2008 à 14:43

    Quelle que soit sa couleur de peau, c’est plutôt une bonne chose de savoir que les Etats-Unis ont désormais un président cultivé et intelligent. La classe, quoi ! Yes they can, yes WE can

  4. F. le 5 novembre 2008 à 14:54

    yep !
    moments rares et partagés mondialement,
    c’est bête de dire ça, mais c’est vraiment joli à voir !

  5. Prinkipo le 5 novembre 2008 à 15:44

    J’aimerais partager ton optimisme, N. J’ai beau me dire que l’élection d’Obama représente une revanche positive pour toutes les générations des noirs opprimées aux Etats-Unis, je ne peux m’empêcher, dans le même temps, d’y voir un piège. Un piège que les illusions actuelles occultent. Celui d’un Obama, bel et bien soumis aux possédants et soucieux, somme toute, à l’instar de Clinton ou de Bush, de mener une politique anti-sociale sans faire trop de vagues. Celui d’un Obama qui, profitant du symbole important que représente sa victoire, parviendra peut-être à faire accepter toujours plus de sacrifices aux travailleurs et aux noirs en particulier. Ca me rappelle un peu, par anticipation, la victoire de Mitterrand en France : après les discours, régression sociale et démoralisation. … Bref, je ne suis pas convaincu qu’il y ait, passé le symbole d’un noir à la Maison Blanche, de vraies raisons de se réjouir…

  6. Nicolas Voisin le 5 novembre 2008 à 15:49

    @ Prinkipo > Sur le parallèle Mitterand-Obama, je le notais hier en fin de journée, j’avais l’impression, écrivais-je sur un twitt, en regardant ça http://election.twitter.com/ (et c’est vrai encore à cette heure) d’être en 81 place de la nation. Version 2.0

    Effectivement, et d’où le pied de page de cette note, il va maintenant falloir qu’Obamitterrand ne nous fasse pas du fabius de l’époque ou du DSK sous Jospin…

    D’ailleurs… Victoire d’un Keynésien or not ?

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