Posté le 15 novembre 2008
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Télécharger > sondage TNS-Sofres/Logica pour Le Monde (PDF) publié hier.
Dans ce sondage fort à propos, on peut notamment lire que selon 55% des français le PS traverse une “crise profonde et durable”. Il faut dire que les médias le leur répète en boucle. Sans doute pas à tort, ce coup-ci.
Je vous recommande, une fois n’est pas coutume, la lecture de cette étude d’opinion. Un élément en ressort en particulier, si l’on accepte, pour 8 jours encore, au moins, de lire l’actualité à travers le prisme des élections à la tête du PS. Vous pouvez y accorder peu d’intérêt. Il n’en va pas moins d’une composante importante de notre vie démocratique.
Ce chiffre qui m’interpelle, c’est celui-ci, en creux dans cette étude (slide 19 pour ceux qui suivent) :
- 43% des français et 44% des socialistes sont favorables à des accords durables ou circonstanciés avec les démocrates (Modem)
- 43% des français et 41% des socialistes sont favorables à des accords durables ou circonstanciés avec les composantes plus à gauche (PC et alliés)
Plutôt que de vous servir une longue et fastidieuse analyse (dont les habitués se passeront et les nouveaux venus se lasseraient) je m’en remets à votre finesse d’esprit…
- Qu’est ce que ces chiffres évoquent et quel devrait être la conséquence de cet état de fait ?
- Qu’est ce qui peut justifier aujourd’hui que le parti socialiste ne se scinde pas en deux ?
Si Reims, la nuit des longs couteaux, le vote des militants, la pression populaires n’y parviennent pas (le mot-clef semble être le “rassemblement” ou “l’unité, c’est selon) cela se fera ensuite… Après encore du temps perdu.
- N’est ce pas cette mue qui est inévitable ? Faut-il la souhaiter ? Est-ce là le prix à payer pour sortir de l’hypocrisie ?
MAJ > sur Tweet “Reims c’est donc la naissance du PSG (Parti Socialiste de Gauche) et du PSD (Démocrate)”
MAJ le lendemain > revivre le congrès et voir à quel point cette analyse a été confirmée tout ce week-end avec le liveblogging et les indiscrétions et interviews de Rue89 (voir notament extraits entre 23h et 1h du matin). Le PS est dorénavant coupé en deux. Et le maintient de la candidature Aubry ne permettra même pas un vote véritablement clair…
Commentaires
12 commentaires sur l'article “PS > La question des alliances n’est pas (que) centrale, elle est le vrai clivage”
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MAJ 2 > ambiance, les 5 derniers twwets de Benoit (remis dans l’ordre chronologique)
Pole Ecolo-numérique / Motion_B :
http://twitter.com/Motion_B
Ce long fleuve de discours sur 3 jours à la tribune a t il encore un sens ? Y débat on vraiment du fond ? Cela fait il évoluer les lignes ?
Ce 75 congres sera le dernier du genre. Il fleure bon le 20eme siècle. Il n’a prise sur rien d’opérationnel. L’essentiel est ailleurs.
Le méta-congrès, le vrai, se joue dans les coulisses, dans les appartés, les SMS, les négos secretes entre écuries.rien sur le fond.
Géraud Guibert, du pole écolo-numérique, succede à la tribune à Delphine Batho. La crise financière et sociale est aussi écologique !
Ségolène Royal arrive. Ou plutot une nuée de perches, de micros, de caméra, avec un halo de lumière et de flash, se meut vers la tribune..
MAJ 3 > 18H40 : c’est Harlem Désir qui le dit à la tribune, “les 3 motions que ne veulent pas d’alliance au centre ont fait 70%”
Sans plus de réflexion que cela :
S’ils se scindent en deux, ils divisent de facto les voix en deux. Ils n’ont plus de poids. Ils sont cuits
S’ils restent un seul parti, les guerres intestines ne permettent plus aucune image de crédibilité pour gouverner. Ils sont cuits.
En fait, le problème du PS c’est qu’ils sont progressistes à la mode du XXe. Et le progressisme au XXIe a radicalement changé.
Ce dont on aurait besoin, c’est d’un nouveau parti de gauche, progessiste -au sens du XXIe siècle, c’est à dire social, écologiste, ouvert sur les problèmes mondiaux (green new deal).
Cela pourrait-il être une force politique comme Europe écologie ?
Le problème, c’est que tant que le PS continuera d’exister sans avoir changer sa vision du monde, scindé ou non, les voix de gauche continueront de se diluer.
Sarkozy, qui est déjà en train d’étudier la technique Obama pour préparer 2012, aurait-il de beaux jours devant lui ? A moins que la droite ne se scinde (Bayrou ?)
Et alors qui émergerait de ce paysage politique éminemment fractionné ?
je précise pour mon “progressisme du XXIe” : social, écologiste, entrepreneurial,…
Salut Isa
Royal joue sa carte à 100% :
- pas de synthèse mais mise tout sur vote des militants (”as usual” pour elle, mais c’est pas la culture du parti)
- prendre le parti, coute que coute, et le réformer (contre la majorité du bureau politique élu en fonction des résultats des motions, majoritairement opposé à elle ?)
- Risquer de faire imploser le PS… Ce qui selon moi est une option solide que devrait réenvisager aussi les tenants d’un PS “ancré à gauche” et opposés aux alliances au centre !
je site Rue89 :
“Si Martine Aubry n’exclut pas que “le PS agisse avec d’autres démocrates”, Bertrand Delanoë considère en revanche que les alliances “doivent être à gauche” et constate “lucidement” que le centre “n’est pas à gauche”, et Benoît Hamon pose comme “préalable le refus d’alliance au centre”.”
Dans ce contexte, les blocages ont donc été crescendo, passé le départ de Royal des négos cette nuit suite au désaccord sur cette question (la scène des escaliers roulants est digne d’un alunissage !) et le maintient d’une candidature sur son nom :
- Hamon ne lache rien. Il est le plus clairement “à gauche”. Et incarne plus que les deux autres un “renouvellement” (figuré, oui, j’admets)
- Aubry qui n’est pas réputé aimer se présenter là où elle n’est pas sûr de gagner propose à Delanoë que tous les deux se rangent derrière Hamon.
- Delanoe refuse la candidature commune derrière le nom d’Hamon. L’histoire devra s’en souvenir…
- Il sort “de la compet” (son équipe devrait rapidement se diviser, ce qui se murmure depuis le vote des motions…)
- Aubry, dans un choix que juste le poids des grosses fédés peut expliqué décide de maintenir sa candidature (la machine à perdre les élections majeures, c’est eux au moins autant que les hiérarques du partis ; à moins de considérer que ce sont les mêmes).
Elle jouait chez elle à Reims. L’ambiance l’a-t-elle poussé aussi à ce choix ubuesque ?!
Un vote clair Hamon ou Royal, ou plutôt Hamon (aubry, delanoe and co) vs Royal, aurait permis de trancher et de mesurer, par delà les questions de personnes, ce choix de ligne concernant les alliances.
Royal va sans doute gagner. Sauf si Aubry (ou Hamon ?!) renonçait à sa candidature (les statuts le permettent-ils ????)
Mais à moins d’un score surprenant et supérieur à 60% (et encore..) on ne voit pas comment l’appareil élu du PS pourra ensuite accepter de travailler sous son autorité.
Après la nuit des longs couteaux (qui fut courte), bienvenue dans les semaines, les mois, voir les années à Fleurets mouchetés ^^
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Vote jeudi, deuxième tour possible vendredi et résultats avant le we prochain, si je ne me trompe pas.
> Le congrès le plus noir de l’histoire du PS ou… le dernier congrès du Parti Socialiste du XX° siècle ?
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MAJ > a voir : La tribune de Benoit Hamon ce matin…
http://benoithamon.fr/2008/11/16/discours-de-benoit-hamon/#comment-6173
La question des alliances ne se posera plus lorsque le régions de france devront se battre pour regagner… Elle a été honteusement gonflée et instrumentalisée comme cach-sexe du TSS. Le PS n’en sort pas grandis! Ces éléphants non plus!
“- Delanoe refuse la candidature commune derrière le nom d’Hamon. L’histoire devra s’en souvenir…”
Delanoe étant libéral, il ne pouvait pas soutenir Hamon.
C’est cohérent politiquement.
Le problème est qu’il y a deux vraies clivages politiques au PS:
- tendance gauche anti-libérale anti-européenne
- tendance sociale démocrate européenne.
A cela s’ajoute les questions de personnes, et Ségolène Royal qui est détestée, pour la raison fondamentale qu’elle est de droite, c’est un Philippe de Villiers en jupons, Bourdieu l’avait bien vu.
Avec son obsession sécuritaire ridicule (”racompagner les femmes policiers chez elles le soir” !!!! comment soutenir quelqu’un capable de sortir une anerie pareille lors du débat clef de l’entre-deux-tours ??)
La “bipartition” des sympathisants socialistes est tout à fait normale, elle prouve simplement que le PS est à peu près à mi-distance des démocrates et des communistes.
De la même façon, les électeurs qui avaient voté pour François Bayrou au premier tour se sont répartis “40-40″ entre les votes pour Ségolène Royal et pour Nicolas Sarkozy au second tour - 20% ne se résolvant à aucun des deux choix, comme les socialistes dans ce sondage.
Je ne crois pas en la scission. Royal fonderait le PSR que ça ne fonctionnerait pas et serait rapidement esseulée…
“- Delanoe refuse la candidature commune derrière le nom d’Hamon. L’histoire devra s’en souvenir…”
ça ressemble à un réflexe sain de la part de Delanoé, une sorte de constat d’incompatibilité des lignes Hamon et Fabius avec la sienne.
Mais malheureusement pour lui, l’histoire se rappellera surtout que, si il ne s’allie pas avec Hamon, c’est avant tout pour une question de “dispositif humain” et qu’il ne voyait que des “nuances” entre sa motion et celle d’Hamon.
Il aura compris trop tard que sa motion était devenue “radioactive”, que les autres motions ne prendraient jamais le risque de s’afficher avec la motion censée symboliser le “vieux parti”. Pour l’avoir compris trop tard, il se sera renié 3 fois avant l’aube Reimoise. et l’histoire… s’en souviendra.
zut! oublié de changer mon pseudo.
La répartition des votes des delanoïstes sur les trois autres candidats va être intéressante jeudi.
Ségolène Royal ne partira pas du PS… par contre, je vois venir gros comme une maison que si elle n’est pas désignée candidate du PS en 2012 elle ira quand même. Et si elle est désignée candidate, des socialistes quitteront la maison. Dans les deux cas, en 2012 au plus tard le PS sera bien obligé de regarder sa réalité en face.
Et ce d’autant plus que, comme il y aura deux candidats PS (ou scénario similaire), Bayrou sera sûr d’être élu : la recomposition de la gauche se fera en fonction de lui.
Enfin, ça, c’est si on arrive à 2012.