Posté le 9 janvier 2009
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Par soucis de respect du texte intégral, voici l’Edito commandé par Vendredi la semaine passée, ici dans sa version intégrale ; en gras les parties tronquées par la rédaction
. Vendredi N°11 est disponible depuis ce matin dans vos kiosques.
“Il y avait cette ultra-gauche, qualifiée ici de « post nucléaire » ou là de « mouvance anarcho-autonome ». En face, à l’heure ou la ville s’éveillait, l’ultra-droite communicante et possédante régnait encore sur ce tas de ruines, dettes et autre faillites socialisées. Au loin, dans des brumes trop à l’Est pour nos GPS vivaient encore de sauvages cultivateurs de pavot et autres intégristes, ultra-perchés… Tous, bien entendu, se foutaient sur la gueule à longueur de journée.
Dans cette quiétude que l’on n’oserait qualifier d’ultra-moderne, de jeunes gens et des vieux beaux, des petites racailles et des pauvres cons, leurs mères, leurs femmes, leurs filles et le caniche parfois, continuaient d’acheter, de dépenser, d’ultravailler plus et d’y croire moins. A tout ça. A demain.
A cette époque Internet était libre, ici, encore, la presse grondait qu’elle était pauvre, des fichiers au nom de minitel rose et des réformes en flagrante méforme étaient re-markétés et parfois mis de côté.
La récession allait être soignée à coup d’investissements publics, la dépression noyée dans un verre de pole-emploi privé et le géant qui nous préside toujours se gargariser.
Il y avait ce sentiment de pis-aller, cette morosité bancaire ou bancale. Et face à elle cette liberté dont nul ne semblait plus savoir qu’en faire.
C’était un hiver froid et Vendredi sortait son onzième numéro. Il m’avait fallu longtemps chercher ce matin-là les mots pour vous la souhaiter belle, libre et debout, cette année 2K9″
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Merci à Jacques Rosselin pour l’invitation / next time, je couperai moi-même stp (sans la fin, cet édito déjà confu ne tient - vraiment - plus debout !)
Nicolas, blogueur, producteur et consultant (et non consultant tout court :-p)
Commentaires
8 commentaires sur l'article “Il suffisait d’un signe..”
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Effectivement je l’avais trouvé “zarbi” ton édito
ben dis donc ça tronçonne fort chez vendredi… (attention jeu de mot ultra subtil)
bonne année à toi aussi Nico
Ce qui m’ennuie surtout c’est qu’on a passé un charmant déjeuner ensemble mardi et que j’ai proposé à plusieurs occasions de modifier ou de changer moi-même cet édito écrit dimanche matin, “les dents serrées”.
J’avoue ne pas saisir. Je n’y vois pas de mauvaise volonté ou de censure, mais une maladresse assez flagrante.
Conséquence : ce papier ne tient pas debout (du tout) tel que publié en Une du journal…
On s’en fou. Mais voilà bien une pratique fort désagréable !
sans rancune…
Le plus gênant dans l’affaire est que certaines coupes modifient le sens du texte. D’autres l’allègent et ce n’est pas plus mal. Pour ce qui est de couper sans prévenir, c’est chiant pour le rédacteur, mais tellement courant ! Je l’ai vécu plus d’une fois… Il y a pire, comme par exemple être prévenu, expliquer pourquoi la coupure flingue le truc… et qu’au final cela ne change rien, le texte est amputé à la hache !
Sur ce, que cette foutue année qui débute te soit la meilleure possible !
“Le plus gênant dans l’affaire est que certaines coupes modifient le sens du texte”
> oui, c’est bien le point qui grince. Se faire couper ça peu avoir du sens. Ou le changer, voir l’en amputer..
C’est ce que j’ai dit à Jacques par mail à l’instant :
“C’est tellement dommage d’avoir tronqué (autant) un papier que j’aurais pu changer directement - et que je t’ai proposé de modifier ou de remplacer que ce soit par mail ou deux fois de visu mardi ! Sincèrement, sans aucune rancune
Reste que je me devais de publier ce (mauvais) édito intégralement, car la version imprimée est franchement “bizarre”, comme dit par un lecteur-ami. Sans la fin et cette “liberté” dont on ne sait que faire, mon bavardage est plus que confu (…)”
Salut Nicolas,
C’est vrai que je me suis occupé de la rubrique tardivement mercredi, et que le bouclage a été particulièrement sportif (je te raconterai).
En plus nous avons introduit la BD au dessus et mis tes sites et posts préférés en dessous, ce qui a réduit le nombre de signes disponibles. Ca laisse moins de place que prévu.
J’ai essayé au maximum de faire des coupes qui gardent l’esprit initial du billet.
Je devais aussi te demander une photo plus récente, mais je n’ai pas voulu t’embêter avec ça.
Je trouve quand même le billet bien comme ça, mais je suis désolé, je m’organiserai mieux la prochaine fois.
JR
Comme dit ici et par mail : aucune rancune / aucun soucis
En une anecdote sans importance c’est une jolie illustration des atouts du net face aux milles et une contraintes du bois d’arbre !
NB : mon kiosquier (rue lévi, 17°) te fait dire que 3 exemplaires c’est insuffisant.
[…] Il suffisait d’un signe.. : Nues Blog par Nicolas Voisin "aucune rancune / aucun souci" : Jacques taille un trop dans un edito de Nicolas, dans Vendredi. Ah, si tous les journalistes publiaient les coupes de leurs articles sur leurs blogs, ce serait quelque chose. […]