Posté le 24 janvier 2009
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Cette sélection est issue de mes lectures, ces 30 derniers jours. Elle recoupe la veille collaborative diffusée sur Aaaliens [et Facebook, Tumblr, Swurl, Twitter, Cozop…] ou encore ici en colonne de droite sur Nues - Veille powered by Delicious
Quels sites, quels outils ?
Une intéressante liste des outils en ligne considérés comme “social media”. Une vue américano centrée mais un listing plus complet que tous ceux croisés jusque-là :
>List Of Top Social Media Network Sites
Sur le même sujet : Royal Pingdom s’est livré à un exercice fort intéressant : regarder, de plus près, quel a été le choix de plateforme de blogs des 100 blogs les plus liées, lues et “réputés” (aux Etats-Unis). Je vous le fait façon Julien Lepers : “ma communauté représente plus de 26 millions d’individus convertis à l’open source, 27% des Top Blogs m’ont choisi comme interface de publication, je suis gratuit, je suis libre, je suis LeMonde et ses blogs, je vais exploser Facebook dans les années qui viennent… je suis ? je suis ??
> les plateformes des blogs du top 100 selon Technorati
About Obama :
Benoit Thieulin revient sur la campagne Obama, et insiste : “nous pouvons le faire”. Ce que je confirme. Un article sur Médiapart, non payant. Et une analyse que je rejoins… Rdv dans quelques jours.
> Mybarackobama.FR ? French can do it !
Sur le même sujet : Suite au voyage d’étude de TerraNova en terre Obamesque (rapport qui est aussi riche de boulettes qu’en info - sans doute rédigé un peu vite et intoxiqué par le storytelling des spin doctors démocrates) iPol a réalisé une vidéo, plutôt bien montée, recoupant interviews et images “d’archives” afin de synthétiser ce qui a été la stratégie, les outils et les hommes derrière cette campagne historique. Un mot pour résumer cela : “Grass roots” !
> «Ils ont fait Obama» , la vidéo d’Ipol pour Libé
Vous avez dit activisme ou militantisme ?
“Internet semble un support privilégié d’engagement” ! “La moitié des citoyens ayant milité sur Internet pendant les élections américaines pour le nouveau président annoncent qu’ils continueront à montrer leur soutien pendant l’année à venir, mais dans le monde “réel” cette fois. Voilà l’une des conclusions de l’enquête téléphonique menée par le Pew Internet auprès de plus de deux mille Américains de toute appartenance politique. “De telles conclusions sont une évidence”, commente pour L’Atelier Pierre Chapignac (…). “Mais elles ont le mérite de donner une preuve statistique d’un fait” (…) “Je ne crois pas qu’il y ait de différence entre l’engagement en ligne et dans le monde réel. Ce que l’on peut distinguer, c’est le degré de l’engagement, pas le média sur lequel il se fait”. CQFD ?
> Le web est-il le chemin le plus court vers l’altruisme ?
Web 3.0 ou Web social ?
“l’année 2009 marque un tournant pour les nouveautés technologiques, s’éloignant des geeks et de leur religion techno-monothéiste. Une inflexion discrète mais décisive, qui va révolutionner la manière d’appréhender les outils technologiques et leurs usages. Bienvenue dans l’ère des “3 S”: Small, Smart & Sensitive (…) Ces “3 S” vont irrémédiablement changer nos relations aux outils technologiques et à l’usage que nous en faisons. Plus que l’objet, la fonctionnalité et l’expérience prennent le pas sur la technique. La combinaison de ces “3 S” va améliorer durablement notre vie en rendant les interactions plus simples et naturelles avec les machines, nous rapprochant d’elles, nous réconciliant avec elles. Fluidité et simplicité, le quatrième “S”. Il sera indispensable et décisif dans les dix ans qui viennent”. Il manque selon moi le 5° “S” à cet article de Damien Douani : Social. Évidement social. Enfin social. le “social” de lien social ou de média social, entre autres.
> L’avenir sera Small, Smart & Sensitive (entre autres)
Sur le même sujet : “Ah, le web 2.0… Il va vite, très vite, trop vite. Et ce qu’on en dit aussi : dans le web 2.0, les blogs sont “influents” ; le journalisme est “citoyen”, le marketing est “viral”… Depuis environ 4 ans, de nombreux mythes ont jalonné les discours sur les médias sociaux. On est revenus de certains, mais d’autres ont la dent dure. Petite revue de 10 mythes du web 2.0, dans le désordre.” un brillant papier de François Guillot.
> 10 mythes du web 2.0
Journalistes ou rédactions en péril ?
“Quand Ford a réussi dans la voiture, il n’était pas fabricant de diligences. Il était fabricant de voitures et il a donc réinventé un tout nouveau modèle. C’est la force des nouvelles génération”. Eric Scherer est Directeur Stratégie et Relations extérieures de l’AFP après avoir dirigé les bureaux de l’AFP en Amérique du Nord, il est contributeur d’aaaliens, auteur de la passionnante étude AFP-Media-Watch “The Perfect Storm” et a réalisé sur son blog de passionnants compte-rendus des états généraux de la presse notamment autour du rôle de Google. Il revient ici pour Eve Demange sur la mue en cours et les freins à l’œuvre au sein de médias dramatiquement traditionnels. @ Eric : “l’organisation des conversations”, c’est bien ce que les médias en place font et feront le moins bien ! “l’accompagnement, le filtre éditorial qui permet de pointer les informations essentielles (…) Le web ne le propose pas encore” (sic). Il m’avait pourtant semblé que le contraire était en route.
> [itv] Est-ce que les journalistes restent utiles aujourd’hui pour comprendre le monde ?
Sur le même sujet : “le futur de l’information réside probablement dans la capacité d’un site à s’appuyer sur une communauté d’experts ET d’internautes avertis (et qualifiés), je suis bien d’accord mais au centre de tout ce maelström, il y a les journalistes et ils ont intérêt à être bons !” Un article brillant déjà croisé sur aaaliens que je me permets de vous recommander à nouveau. L’extrait ci-avant est issu du commentaire de Pierre France à ce brillant billet de Nicolas Kayser-Bril daté du 12 janvier dernier.
> Je veux plus être journaliste (c’est la faute à internet)
L’information de demain c’est donc les blogs + les réseaux !
“Schmidt, Pisani, Narvic et Roussel sont dans un bateau : “Après Eric Schmidt, le grand patron de Google, qui donnait récemment sa vision de l’avenir de la presse (voir sur ReadWriteWeb), c’est Josh Cohen, le patron de Google News, qui est interrogé par Frédérique Roussel pour Libération. On se souvient comment le même avait été mal reçu par les éditeurs de presse français, qui accusaient Google de tous leurs maux, lors des états généraux de la presse. Et bien il ne leur en veut pas et même il leur tend la main (…) Il appelle même les journalistes à réinventer eux-mêmes leur métier, explorer de « nouvelles pistes de journalisme », trouver de nouvelles manières de « raconter des histoires sans être le décalque du papier sur un écran d’ordinateur »”. Jusque là aucun n’est tombé à l’eau. Le web est social. Et les médias sont parmi les plus mal placés pour le mettre en œuvre.
> Le journalisme expérimental selon GoogleNews (ou Narvic)
Sur le même sujet : “L’information n’est pas un bon moteur à audience en ligne. Elle est peu attractive pour les internautes qui lui préfèrent de loin les jeux, les blogs ou les réseaux sociaux. Ne reste plus pour les sites d’information qu’à migrer vers les blogs et les réseaux sociaux, où à le devenir eux-mêmes…” Narvic revient sur la note du jour de Frédéric Filloux et lie cette réflexion à celle de Francis Pisani (entre autres). “Sur le web, l’audience a disparu. L’ex-audience est remplacée par une multitude de webacteurs directement connectés entre eux et de plus en plus participatifs. Les individus isolés sont connectés par des réseaux sociaux et ils alimentent des flux qui ne tarissent pas. De ce fait, le contenu produit par les journalistes compte moins que les relations établies avec les webacteurs connectés en réseaux. S’ils l’ignorent, l’ex-audience ira voir ailleurs (…)”.
> Les sites d’info doivent-ils migrer sur Facebook et dans les blogs ?
Et ta ville, elle surf ?
“De nouvelles pratiques numériques liées au web 2.0 et appliquées à un niveau local sont en développement. Les blogueurs décrivent leur lieu de vie, de ce qui s’y déroule. Sur les « sites sociaux », ils discutent, se retrouvent, partagent et échangent, ils prennent rendez-vous, organisent des événements. Les utilisateurs de Google Maps et des sites qui s’appuient sur ses cartes annotent les lieux, y ajoutent descriptions, territoires, notent restaurants, lieux de sortie, indiquent et renseignent les événements qui s’y déroulent. Ce sont les mêmes personnes, utilisateurs, administrés, citoyens, derrière leurs écrans que ceux qui travaillent, utilisent les services publics, échangent, discutent dans le territoire « physique » (…)”.
> Villes 2.0 : Révéler, représener et animer l’hyperlocal
(…)
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