Posté le 4 mars 2009
Classé dans Hors du temps, Médias, Société |
Il est grand temps que cette sentence que je répète en boucle trouve sa place dans ce blog.
Fini le “B to B” ou le “B to C”, finie l’information descendante vers des publics passifs, fini, le tropisme professionnels versus amateurs (et le mythe de l”UGC”, mais pas forcément le Peer to Peer, loin s’en faut) et fini l’idée que nous recevons l’information d’une “autorité” sans en être nous-même une.
Les médias ne s’adresseront plus jamais (seulement) à des individus mais à des médias à part entière. Nous sommes des médias, des récepteurs mais aussi des émetteurs et de recommandeurs de contenus. Nous sommes les “read-write users” d’un paysage dont les marques référentes ont toutes les chances de ne pas être les fabricants de diligence qui crient à l’aumône ces temps-ci.
Economie et démocratie réputationnelle, fin de la notion de rédaction au sens propre, transmission de savoir, éditorialisation de réseaux sociaux et de plateforme de blogs, linkjournalism et agrégation (+ production) vidéo dédiée seront les mots-clefs des médias de demain. En attendant la télématique et en lien direct avec l’infobésité actuelle. La mue a commencé.
Comme ils pensent leur lendemain dès aujourd’hui (c’est la moindre des choses), comme je rencontre et échange avec ceux qui en exprimeront la vision stratégique qui accompagnera cette mue, ces idées ont vocation à être mutualisées. Confiées. Débattues. Remise en causes. Pendant que certains ne tendent qu’à survivre jusqu’à la retraite.
Nous allons organiser ces rencontres. Informelles. Programmatiques, pragmatiques et de prospective.
Des médias qui parlent à des médias. C’est ça, l’agence de presse, le média, la télé, le quotidien, le site web (…) de demain.
Cela fait d’ailleurs bien longtemps que “demain” a commencé à prendre forme. On-line. Forcément on-line, en réseaux, dématérialisés et re-personnalisés, décentralisés et donc transversaux, libérés du copyright, du salariat massif et du bois d’arbre, de la linéarité et de la verticalité.
Des médias… Dont les noms et les mœurs nous sont, à tous, inconnus. Pas les usages.
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3 commentaires sur l'article “Des médias qui s’adressent à des médias”
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Nous avons besoin de ces échanges, de cette posture réflexive mais collaborative et franchement prospective sur nos pratiques et nos usages du web. Le Taurillon est de la partie !
[…] milions ? Quel va être l’impact sur les médias en ligne ? Nicolas Voisin dans son billet « des médias qui s’adressent à des médias » entrouve la porte :« Les médias ne s’adresseront plus jamais (seulement) à des individus […]
[…] qu’une interface de partage enrichie, vous aurez sous les yeux la télé de demain, sociale, forcément sociale et réglée en temps réel, curseur par curseur, assymétriquement. Une linkTV […]