Posté le 31 juillet 2009
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Ce titre est volontairement provocateur. Je souhaite clairement ouvrir le débat. Certains amis l’ont très bien initié, Philippe Couve notamment, d’autres s’y évertuent au quotidien, Narvic entre autre, poursuivons le travail de fond avec des cas concrets.
Le Cas Mettout
“Instructif, d’ailleurs, ces palmarès apparemment contradictoires qui mettent le doigt sur notre point faible, la fidélisation - et donc notre challenge des mois à venir: proposer des “contenus”, comme on dit si joliment, services, espaces de débat ou de création, outils pratiques, bases de données, nouvelles rubriques… suffisamment divers et attractifs pour conserver nos internautes. Ca promet.”
Ceci est extrait de ce billet sur son blog de l’Express, billet fort a propos, sur les performances dignes du #tdf d’un Figaro qui n’en fait pas moins un bon boulot. Et s’y glisse cette étonnante logique (sans jugement de valeur) : “notre point faible, la fidélisation - et donc notre challenge des mois à venir: proposer des “contenus”
A la lecture de ce “notre point faible, la fidélisation”, j’ai immédiatement pensé, action, réaction : animation de communauté, lien social, discussion, formation, intermédiation, transmission, incarnation… je conçois qu’il y ait là deux cultures et expériences qui s’affrontent (le mot est fort pour les personnes, juste pour les idées) mais est-il possible que l’un de nous deux soit totalement dans le faux ? lui demandais-je donc… Contenu plutôt que lien social ?
Le cas Xternisien
Le gars débarque avec des sabots de 7 lieux. Traite les jeunes journalistes (stagiaires, apprenties geek et parfois talentueux animateur de communautés et journalistes smicards) de forçats, de pakistanais, d’OS du web - je cite de mémoire - et leurs employeurs, en creux, de négriers envoyant des esclaves 2.0 à la mine. Irruption d’une discussion vive, comme il se doit, sur Twitter. Le dit Xavier y répond, alimente, se prend au jeu, les #forçats deviennent un hashtag, presque un “meme”, un rdv, une forme de statut du précaire digital qui tronçonnerait de la dépêche.
La discussion n’a pas eu lieu sur LeMonde. Elle n’y sera jamais “rapatriée”. @xternisien s’est fait un nom et s’est pris au jeu. Il a lancé un débat que d’aucuns qualifieraient “de société”. Il est G.O. le gars Xavier. Meilleur G.O. que journaliste diront certaines mauvaises langues.
Le cas Hufnagel
[disclaimer : j’aime beaucoup Johan] A la tête de 20mn, il a chapoté une équipe de tueurs et bébétueurs, s’est fait sortir par un sniper. Depuis, il n’y a pas que vers friendfeed que migre les O.S. de 20mn, mais aussi vers les autres rédactions. Chez Libé avant cela, il avait été à la tête du site monté par l’un de ceux qui fondera Rue89. Aujourd’hui avec l’ancien patron du Monde (qui a emprunté à Xavier Ternissien une certaine élégance du tweet fondateur qui ne mérite pas de lien mais un clin d’oeil
) il dirige Slate.fr. Un gars chouette et qui sait y faire, pour qui a suivi.
Sur Slate : pas de discussion. Pas de communauté. Trop jeune pure-palyer pour en juger, me direz-vous ? vous vous méprenez. C’est dans une autre direction que doit aller le regard. La discussion a lieu. Sur Twitter, sur les blogs, sur FriendFeed, sur Facebook… Et en terrasse.
La question n’est donc décidément plus : “est-ce qu’il faut ou non rapatrier la conversation, l’animer, y participer” mais bien comment, quand, où ?”. Quel design doit prendre cette restitution, notamment. La question n’est pas éditoriale ou stratégique mais dans le code et dans les hommes. Les deux seules valeurs “sûres” du web social.
Animez vos communautés - bordel - et faites le “url” mais aussi “irl” - in real life - car nul lien social solide ne se satisfait de virtualité. [note : qui géolocalise sa “communauté”, qui l’anime, physiquement, “dans les régions”, “dans les réseaux” ?]
Plenel vs Haski
L’un fait dans le scoop qui bouscule l’agenda politique et judiciaire et dit de son bébé que c’est un projet politique plus que médiatique (indice : il a une moustache et officie à un péage) et l’autre - pas beaucoup plus LOL mais que je connais et apprécie à titre personnel - a monté une entreprise de média qui emploi une dizaine de personnes, a réussi a animer la seule communauté vive et constructive sous Drupal (blague de geek) à imposer, avec une bande de gus dans un garage dit “des contenus numériques” (ça ne s’invente pas
) une marque incontournable, même si - vous me pardonnerez les gars - ils ne bousculent pas non plus considérablement le paysage média/politique/Internet.
Ces gars-là ont un modèle qui m’ait cher : ils proposent d’informer par leur média, mais aussi de former. De transmettre. Ils sont (comme nous /-) “centre de formation agréé”, font du développement, de la production, pour des tiers et pour eux.
L’article en ligne, le boulot n’est pas fini
Résumons : Animation de communauté, formation et transmission de savoir, production de contenu. 3 facettes. Il me semble clairement que le journaliste d’hier n’avait qu’une de ces facettes.
Ces réflexions ne sont sans doute pas des pistes qui seront prises au sérieux par les gens sérieux qui nous lisent. Pourtant… Comme le fait remarquer Benoit Raphaël (à la tête d’un Post.fr qui a un procédé éditorial plus innovant et plus en phase avec les usages que tous ses concurrents et une ligne éditoriale - la course à l’audience par la face nord - qui lui vaut toutes les critiques imaginables) “l’agence Gamma, qui dépose son bilan. De l’autre, un « jeune » média, on ne peut plus à la mode, Dailymotion, qui annonce ses premiers licenciements. Rien à voir ? Ou quand même un peu ?” C’est un faisceau de signes qui font sens.
“On a un problème”.. Plusieurs en fait. Les médias doivent intégrer le fait qu’ils s’adressent à des médias. Pas à des récepteurs. Qu’ils s’adressent aussi à des êtres humains qui ont autant désir de débattre de l’information avec son émetteur et entre-eux que de la recevoir, de tisser du lien avec son média et pas simplement d’y consommer passivement un flux de contenu. Fut il bon. Et oui, la qualité du contenu est au coeur du dispositif. Mais la course à l’audience, seule ?
Il y a bien des expériences formidables qui vont être menées sur les données sur Internet. Il y a bien un enjeu majeur à la médiation culturelle et au tri sélectif face à l’infobésité (le linkjournalism et autres socialjournalism y répondent fort bien). Il y a bien un défi extraordinaire à relever par les politiques (qui n’ont plus les ressources, humaines d’abord, pour analyser la situation en temps réel et en usages constamment renouvelés) et par l’état, comme pour les citoyens. La démocratie participative nécessite que l’on y participe vraiment. Mais pour cela il faut être formé. Même au code et dès l’école ?
Les individus deviennent des médias, les institutions deviennent des médias. Moi, j’embauche volontiers des #forçats pour former l’un et l’autre qui sont demandeurs !
Un SAV de l’information ?
Alors pourquoi ce titre si le message n’est que de rappeler combien le “community management” de vos communautés - il fallait bien un anglissime pour cette ligne comptable - est nécessaire, stratégique, central, décisif et pourquoi selon moi le journalisme de demain informe mais forme également, “investigue” mais trie aussi (”éditorialise”) et il anime, enfin, sa communauté, chez “lui” (le média) mais aussi “à demeure” (sur ses propres espaces sociaux et donc ceux où est son public) le tout en son nom.
Pourquoi, donc, ce titre ?
Car Il y a moins de deux ans encore quand je rédigeais le titre d’un billet - et les sites de médias aussi / et encore aujourd’hui pour beaucoup - je le faisais pour un robot. Celui de Google pour ne pas le citer. Aujourd’hui, je le fais en pensant à un humain. Toi, lecteur. Et je le conçois afin que tu clic dessus. Comme un GoogleAdd, diront les esprits chagrins.
Les réseaux sociaux (leur usage massif) les caisses de résonances asymétriques (Twitter est le meilleur exemple) et demain les espaces conversationnels immersifs (Friendfeed, Wave ? - que je n’ai pas testé) renforcent considérablement cette mécanique, qui pourrait être vertueuse, si tous s’y attachent. pardon, s’y investissent.
User Centric
Et si au milieu de tout ces mythes (tous journalistes, fin de la presse, médias citoyens ?) subsistait une réalité, un humble constat à admettre : la crise de la presse, celle des médias, celle imputée souvent à Internet est avant tout une crise culturelle, avant même d’être économique.
“point faible, la fidélisation” soulignait Eric Mettout. Il a raison. Et je pense le contraire de ce qui lui semble être la solution principale à ce problème, commun à tous.
Explicitement “contenu centrée”, cette approche passe à côté de l’essentiel [ndlr : j’évoque ici l’extrait cité - je sais qu’il fait le contraire de ce qu’il dit dans son journal, et à juste titre. Mieux, leur community manager est même charmante !].
Ce serait passer à côté de l’humain. de l”irl”. du lien social. de la fidélisation. C’est à cela que nous nous attachons tous, blogueurs, au quotidien, pour construire une réputation, une économie à rebond, ou juste échanger et parfois crier, tard la nuit.
La recette n’est pas simple. Le four est chaud
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mouarf, bon, c’est un brouillon, je reviendrai dessus demain
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Au fond, les patrons de médias ne sont en réalité ni sourds, ni aveugles, ni idiots. Ils sont à l’écoute. Et c’est nous qu’ils écoutent.
Ils voient bien qu’on est en train de dire quelque chose. Mais faut avouer qu’on a encore du mal à le dire concrètement : on pressent, on devine, on voit venir quelque chose. On tente de cerner… On est souvent plus forts pour désigner les impasses et les vieux réflexes qui ne marchent plus.
Mais on a encore bien du mal à formuler précisément ce que nous ne faisons qu’entrevoir : c’est social, c’est réactif, c’est interactif, c’est “work in progress”, “vie en béta permanente”, c’est fluide, ce sont des flux… C’est partagé, distribué, en réseaux, c’est viral…
Tout ça débouche sur de vraies expériences, c’est vif, ça cherche. Et ça finira bien par trouver.
On voit bien qu’”ils” sont dans une logique de récupération, attentifs à ce qui pourrait émerger et prendre, ce sur quoi “ils” pourraient miser avant les autres et prendre un avantage décisif sur leurs petits copains.
Sauf que ce qui va en sortir n’est peut-être pas récupérable, pas jouable, rien à miser. Pas de banco à la clé. Du moins pour eux.
[ marrant, comme tu me réponds sur le blog, la discussion né ici, pas sur FF / là-bas, elle aurait été cross-postée ici - je poursuis là où tu l’as lancée
]
Bien sûr que, loin de toute candeur, je me doute que ceux dont nos bafouilles évoquent les pilotages lisent ces même bafouilles. Ce qui rend cela passionnant c’est qu’en discutant (irl) avec tous, on sent bien qu’ils ne sont pas si loin de comprendre. Et nous pas si loin d’être en mesure de leur transmettre notre regard croisé.
Il faut trouver un esperanto.
Les expérimentations nous tendent les bras. le Médialab et autres Owni pourraient permettre ces expérimentations. Du new new journalism, du social journalism, de la linkTV, du temps réel, du temps long (…) le “HP” dont beaucoup rêvent…
“Sauf que ce qui va en sortir n’est peut-être pas récupérable, pas jouable, rien à miser. Pas de banco à la clé. Du moins pour eux.” /-)
L’internaute aime les valeurs sûres, genre le mec important qui descend du côté des blogs, et là, ça le fait; donc: ce passage est le problème, “Car Il y a moins de deux ans encore quand je rédigeais le titre d’un billet, et les sites de médias aussi - et encore aujourd’hui pour beaucoup - je le faisais pour un robot. Celui de Google pour ne pas le citer. Aujourd’hui, je le fais en pensant à un humain. Toi, lecteur. Et je le conçois afin que tu clic dessus. Comme un GoogleAdd, diront les esprits chagrins”
Plus t’es ‘une valeur’, plus tu fais du contenu sans te soucier de Google, ni du lecteur= t’es un philosophe ou un journaliste balaise ou un politique (!); tu fais de la raison, point barre…
Le reste est connu, le buzz ou les filles à poils, le people ou les filles à ..; peut-être, l’idée quand on voit Le Monde ou Le Post, ce qui manque c’est une vraie passerelle entre les deux, ou les deux ensemble avec un concept qui le fasse. Dans la tête Google ne doit pas gagner, ni le buzz, pourtant il faudrait faire un mixte pour une bonne cause: l’histoire, les faits, le raisonnement…
J’ai commenté sur place, car c’est drôle aussi de faire comme ça.
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Pas sûr de te suivre Cyrille. Sinon (si je ne te réponds pas à côté de la plaque, moralité) je t’assure que l’écriture des titres a été beaucoup influencée par la SEO avec le web et que Twitter et compagnie, suivis sur bit.ly en temps-réel pour les plus avertis, sont en train d’influencer à nouveau ce travail de titraille. Et moins par la taille du message que par la écessiter qu’il “génère du clic”. D’autres en parleront mieux que moi
on va voir si t’es (in)fluent
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Mais pourquoi Backtype à l’air beaucoup plus rapide chez toi que chez moi ? Injustice !
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Ca rejoint un peu le cluetrain manifesto et le mur entre les entreprises, brandées et surmaquillée et la proximité qu’on recherche non pas dans des valeurs marketées et martelées mais dans une transparence, cohérence dans la philosophie de l’entreprise
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Sites web de médias, et si vous discutiez avec vos lecteurs ? : :: Nues Blog par Nicolas Voisin :: http://ff.im/-60eLa
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Très bon article mais un peu trop de version de Terni((s?)|t?)sien. La bonne est: Xavier Ternisien. Ah et puis sur Drupal, il y en a deux-trois autres
http://groups.drupal.org/node/5100
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Sites web de médias, et si vous discutiez avec vos lecteurs ? http://bit.ly/GyZtH (via @nicolasvoisin)
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Sites web de médias, et si vous discutiez avec vos lecteurs …: Les réseaux sociaux (leur usage massif) les cai.. http://tr.im/v0hm
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Sites web de médias, et si vous discutiez avec vos lecteurs ? http://bit.ly/BdVvH (via @nicolasvoisin)
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Sites web de médias, et si vous discutiez avec vos lecteurs ? (Nues Blog par @NicolasVoisin) http://bit.ly/GQZqC
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RT @couve Sites web de médias, et si vous discutiez avec vos lecteurs ? http://bit.ly/BdVvH (via @nicolasvoisin)
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Merci Laurent, je vais "corriger" Xavier (un fantasme de forçat
- pour Drupal, je maintiens ma blague de geek WP addict :-p
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Ternisien corrigé /-)
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A l’heure actuelle en général dans les médias belges où j’ai des potes, la "conversation/collaboration" entre les rédactions et leur audience ça se résumé en gros à "les commentaires ça fait chier, il faut les modérer, ça coûte un pont et ça ne sert à rien" … Alors migrer leur plateforme sur du WP mu avec Buddypress, ça leur passe à 12.000 bornes au-dessus de la tête :-/ (NB: nico, je t’ai gaulé ton iframe pour afficher la discuss ff sur un billet de blog … très astucieux ! http://www.bloggingthenews.info/blogging_the_news/2009/08/twitter-obama-twobbying-kosciusko-morizet.html )
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RT @nicolasvoisin Médias, soignez votre communauté, vos lecteurs : http://tinyurl.com/ln6ut8
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c’est pas seulement avoir une plateforme "un espace" disait Mettout mais des humains pour s’y coller, de passer du temps là où son nos/vos publics… / ifrrme : "partager" sous une conversation ou dans une recherche ou sur n’importe quel fil de FF, et t’embarque ce que tu veux, où tu veux
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c’est pas seulement avoir une plateforme "un espace" disait Mettout mais des humains pour s’y coller, de passer du temps là où son nos/vos publics… / iframe : "partager" sous une conversation ou dans une recherche ou sur n’importe quel fil de FF, et t’embarque ce que tu veux, où tu veux
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Nicolas, en fait le problème est complexe. Je me suis longtemps demandé pourquoi les commentateurs étaient pertinents chez Eolas, Authueil, Narvic, Koz, etc… et supercrétins sur lemonde, libe ou lefigaro. La réponse classique (effet de volume) me satisfaisait au début mais je la crois maintenant insuffisante: Tout billet d’Eolas ramène bon an mal sa petite centaine de coms, et il tutoie le millier quand il traite de sujets bien polémiques. Non, ce qui fait à mon sens la différence dans la qualité des commentaires chez Eolas et Lemonde, c’est la massue de TrollDetector! C’est le droit qu’Eolas (et les autres) s’accordent de battre froid ses commentateurs en leur répondant avec deux ou trois piques bien senties, soit en les censurant si nécessaire. Un média classique aura du mal à assumer ça, ça peut à la rigueur passer si c’est sur un blog de journaliste qui modère lui-même (Quatremer, Merchet, Mettout…) mais c’est plus compliqué sur le site du journal lui-même, parce que même les c*ns déclenchent des affichages de…
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J’ai l’impression que tu soutiens ton raisonnement sur l’idée que "les gens" ont un besoin fort à ce jour de réappartenir à un tissu social, notamment pour participer à sa recomposition après une destructuration générale - que tu décris comme "une crise culturelle", et que les médias devraient avoir un rôle central en offrant les plates-formes nécessaires à la reformation du lien ; que la crise de la presse serait issue de l’incapacité…
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deux fois oui
// Pour le reste, je n’ai pas de réponse façon ‘mode d’emploi’ à ta première question, tu te doute. Je pense que c’est par l’usage, l’immersion, l’assimilation des pratiques que médias (et institutions) pourront véritablement jouer leur rôle. Si 140 signes ne suffisait pas, évidemment, un thread de commentaire ne peut prétendre répondre à une si vaste interrogation. // sur ta deuxième question, oui, le risque existe. qui le nierait ? reste que cette "aristocratie du statut" qui pourrait faire de quelques "social heros" des distributeurs de premier…
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deux fois oui
// Pour le reste, je n’ai pas de réponse façon ‘mode d’emploi’ à ta première question, tu te doute. Je pense que c’est par l’usage, l’immersion, l’assimilation des pratiques que médias (et institutions) pourront véritablement jouer leur rôle. Si 140 signes ne suffisait pas, évidemment, un thread de commentaire ne peut prétendre répondre à une si vaste interrogation. // sur ta deuxième question, oui, le risque existe. qui le nierait ? reste que cette "aristocratie du statut" qui pourrait faire de quelques "social heros" des distributeurs de premier ordre est plus…
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une réponse ici vers 7 minutes ? http://www.youtube.com/watch?v=-hEEXM_EuaQ (l’ensemble de la conf, ici http://owni.fr/2009/07/28/linternet-quand-on-a-quelque-chose-a-vendre/ /-)
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une réponse à ta deuxième question ici vers 7 à 10 minutes ? http://www.youtube.com/watch?v=-hEEXM_EuaQ (l’ensemble de la conf, ici http://owni.fr/2009/07/28/linternet-quand-on-a-quelque-chose-a-vendre/ - MAJ : ou là http://www.nuesblog.com/2009/08/01/le-code-est-media/ /-)
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Sites web de médias, et si vous discutiez avec vos lecteurs … http://bit.ly/1Uit9
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troll detector me semble être une excellente solution que le courage inciterait à adopter massivement (fait /-)
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Nicolas, toi tu peux l’adopter… A la limite, un journaliste de l’Express ou du Figaro pourrait, en son nom personnel et sur son propre site, botter de temps en temps les fesses de ses commentateurs les plus stupides. Les sites médias en temps que tels peuvent difficilement le faire, pour des raisons juridiques (Eolas connait les règles du Rugby^h^h^h^h Droit: il peut se permettre des placages virils car il sait qu’il restera dans les règles
) mais surtout financières: les sites médias ne gagnent pas de telles fortunes qu’elles puissent se permettre d’engueuler leur audience… Tout juste de faire nettoyer par un prestataire, au cas par cas et au feeling, les diarrhées verbales des plus atteints parmi les intervenants ;-( A ce régime-là, et vue la soupe insipide que constitue le reste le plus souvent, demander à un journaliste de s’en occuper doit être plus considéré comme une punition que comme autre chose. Je dis donc +1 à Damien, hélas.
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leur communauté, leurs cercles de débats à valeur ajoutée sont souvent en dehors des espaces qu’ils créent et hébergent. Twitter, blog, ici, etc. C’est là que doit se mener cette "bataille". Là, surtout. Là où sont leurs public. pas leur seule audience et fidèles trolls©. Tu vois, on avance
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leur communauté, leurs cercles de débats à valeur ajoutée sont souvent en dehors des espaces qu’ils créent et hébergent. Twitter, blog, ici, etc. C’est là que doit se mener cette "bataille". Là, surtout. Là où sont leurs publics. pas leur seule audience et fidèles trolls©. Tu vois, on avance
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@Nicolas: Oui, mais alors il faut changer ton titre… Ce n’est plus "sites web de médias, et si…" mais "journalistes, et si…" - Et donc la "brand value" passe du média aux journalistes (et on passe dans une logique genre club de foot, avec transferts de début de saison et mercato d’hiver
- Le club ne disparaît pas en tant que référence, mais ses performances et l’intérêt de son public sont quand même proportionnels aux "stars" qu’il peut recruter ou, éventuellement, former ). Fort probable qu’on y vienne, mais pour tout un tas de raisons ça sera encore une transition difficile…
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[from electropublication] Sites web de médias, et si vous discutiez avec vos lecteurs ? - Nicolas Voisin, 08/200.. http://bit.ly/GyZtH
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Pierre Haski est très LOL quand il veut, des fois on est MDR, il est même régulièrement WTF, et extrêmement OMG quand il s’y met.
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Tiens, un journaliste de rue89 dans les parages! Je ne peux que lui reccomander de venir ici : https://friendfeed.com/thetristan/01f5a221/ce-que-cachent-les-sites-qui-promettent-la
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Nicolas, merci de citer cet article de mon blog, mais puis-je permettre cette remarque: tu aurais dû lire les autres? J’y développe à peu de choses près le même argumentaire que toi, la même admiration pour le travail du Post, la même idée qu’aujourd’hui un article n’est jamais fini - ou que ce sont les lecteurs qui tapent le point final. Notamment, quand je parle de contenu dans mon papier auquel tu fais référence, j’y inclus évidemment les contenus générés par la communauté, les UGC dont tu causes un peu plus tard. PS: parmi les avantages de la communauté, l’orthographe ;o) AngliCismes; qui m’EST cher. PS2: sur Ternisien, d’accord avec toi, bien meilleur détonateur que journaliste (sur ce coup-là, en tous cas). PS3: la communauté IRL? Je ne vois pas l’intérêt, puisque précisément c’est sur Internet qu’elle acquiert sa substance.
Animez vos communautés et faites le [..] in real life - car nul lien social solide ne se satisfait de virtualité | http://is.gd/1Xa5h
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[…] > lire aussi : et si vous discutiez avec vos lecteurs ? […]
[…] quelque activité journalistique que ce soit. Mieux, elle devrait en faire pleinement partie (comme l’animation de sa communauté ou la gestion de sa réputation). Clairement, elle a été de tout temps proche du travail de […]
[…] quelque activité journalistique que ce soit. Mieux, elle devrait en faire pleinement partie (comme l’animation de sa communauté ou la gestion de sa réputation). Clairement, elle a été de tout temps proche du travail de […]
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