Posté le 3 août 2009
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“Bonjour, je m’appelle Nicolas, j’ai 31 ans. Je travail dans les médias sociaux, je surf toute la journée sur Internet et je partage mes découvertes avec mes amis. J’ai essayé ici de représenter ma “tuyauterie” (expression ©Narvic2009 /-) d’une façon… Simple”
Et l’évidence s’est présentée. Ce n’est pas simple. Comme la conversation à suivre le démontrera (ou pas) cela pourrait beaucoup évoluer dans les mois à venir. Notre tuyauterie est un enjeu majeur. Celle-ci est le fruit d’années d’addiction
[le schéma est disponible en 700 pixels en cliquant dessus]
Notes (mises à jour) :
- un oublie : les branches qui vont d’aaaliens et d’owni vers twitter.. et facebook
- un enjeu majeur : quel périmètre de cet écosystème couvrira Wave ? [j’ai consciemment exclu ma boite mail, Gmail, mon moteur de recherche dans Firefox, Google, mes GoogleDocs & co, mais ils ont une place majeure dans un “premier cercle, professionnel comme amical…] Une question à quelques milliards d’euros /-)
- Archive : un vieux schéma de comment s’organise ce blog. Notez que FriendFeed a migré et s’est niché entre Twitter, blog, réseaux et bookmarks..
- (…)
Posté le 2 août 2009
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Tim Berners-Lee, février 2009, à TED - déjà publié sur aaaliens : “the next web” [Translated into French by Nicolas Cynober / Reviewed by Loic Prot - suite des rediff’ essentielles de l’été]
MAJ: voir aussi, juin 2009, Clay Shirky “Comment les médias sociaux peuvent faire l’histoire” [Translated into French by Scalino Corleone di Napoli / Reviewed by Patrick Peccatte - Tous les TED traduits en français sont ici / les TEDx parisiens listés là ;)]
Posté le 1 août 2009
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Pierre Bellanger, juillet 2008 - déjà publié sur Owni “L’internet quand on a quelque chose à vendre” [playlist - les 8 vidéos vont s’enchainer ici / intervention passionnante]
Posté le 31 juillet 2009
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Ce titre est volontairement provocateur. Je souhaite clairement ouvrir le débat. Certains amis l’ont très bien initié, Philippe Couve notamment, d’autres s’y évertuent au quotidien, Narvic entre autre, poursuivons le travail de fond avec des cas concrets.
Le Cas Mettout
“Instructif, d’ailleurs, ces palmarès apparemment contradictoires qui mettent le doigt sur notre point faible, la fidélisation - et donc notre challenge des mois à venir: proposer des “contenus”, comme on dit si joliment, services, espaces de débat ou de création, outils pratiques, bases de données, nouvelles rubriques… suffisamment divers et attractifs pour conserver nos internautes. Ca promet.”
Ceci est extrait de ce billet sur son blog de l’Express, billet fort a propos, sur les performances dignes du #tdf d’un Figaro qui n’en fait pas moins un bon boulot. Et s’y glisse cette étonnante logique (sans jugement de valeur) : “notre point faible, la fidélisation - et donc notre challenge des mois à venir: proposer des “contenus”
A la lecture de ce “notre point faible, la fidélisation”, j’ai immédiatement pensé, action, réaction : animation de communauté, lien social, discussion, formation, intermédiation, transmission, incarnation… je conçois qu’il y ait là deux cultures et expériences qui s’affrontent (le mot est fort pour les personnes, juste pour les idées) mais est-il possible que l’un de nous deux soit totalement dans le faux ? lui demandais-je donc… Contenu plutôt que lien social ?
Le cas Xternisien
Le gars débarque avec des sabots de 7 lieux. Traite les jeunes journalistes (stagiaires, apprenties geek et parfois talentueux animateur de communautés et journalistes smicards) de forçats, de pakistanais, d’OS du web - je cite de mémoire - et leurs employeurs, en creux, de négriers envoyant des esclaves 2.0 à la mine. Irruption d’une discussion vive, comme il se doit, sur Twitter. Le dit Xavier y répond, alimente, se prend au jeu, les #forçats deviennent un hashtag, presque un “meme”, un rdv, une forme de statut du précaire digital qui tronçonnerait de la dépêche.
La discussion n’a pas eu lieu sur LeMonde. Elle n’y sera jamais “rapatriée”. @xternisien s’est fait un nom et s’est pris au jeu. Il a lancé un débat que d’aucuns qualifieraient “de société”. Il est G.O. le gars Xavier. Meilleur G.O. que journaliste diront certaines mauvaises langues.
Le cas Hufnagel
[disclaimer : j’aime beaucoup Johan] A la tête de 20mn, il a chapoté une équipe de tueurs et bébétueurs, s’est fait sortir par un sniper. Depuis, il n’y a pas que vers friendfeed que migre les O.S. de 20mn, mais aussi vers les autres rédactions. Chez Libé avant cela, il avait été à la tête du site monté par l’un de ceux qui fondera Rue89. Aujourd’hui avec l’ancien patron du Monde (qui a emprunté à Xavier Ternissien une certaine élégance du tweet fondateur qui ne mérite pas de lien mais un clin d’oeil
) il dirige Slate.fr. Un gars chouette et qui sait y faire, pour qui a suivi.
Sur Slate : pas de discussion. Pas de communauté. Trop jeune pure-palyer pour en juger, me direz-vous ? vous vous méprenez. C’est dans une autre direction que doit aller le regard. La discussion a lieu. Sur Twitter, sur les blogs, sur FriendFeed, sur Facebook… Et en terrasse.
La question n’est donc décidément plus : “est-ce qu’il faut ou non rapatrier la conversation, l’animer, y participer” mais bien comment, quand, où ?”. Quel design doit prendre cette restitution, notamment. La question n’est pas éditoriale ou stratégique mais dans le code et dans les hommes. Les deux seules valeurs “sûres” du web social.
Animez vos communautés - bordel - et faites le “url” mais aussi “irl” - in real life - car nul lien social solide ne se satisfait de virtualité. [note : qui géolocalise sa “communauté”, qui l’anime, physiquement, “dans les régions”, “dans les réseaux” ?]
Plenel vs Haski
L’un fait dans le scoop qui bouscule l’agenda politique et judiciaire et dit de son bébé que c’est un projet politique plus que médiatique (indice : il a une moustache et officie à un péage) et l’autre - pas beaucoup plus LOL mais que je connais et apprécie à titre personnel - a monté une entreprise de média qui emploi une dizaine de personnes, a réussi a animer la seule communauté vive et constructive sous Drupal (blague de geek) à imposer, avec une bande de gus dans un garage dit “des contenus numériques” (ça ne s’invente pas
) une marque incontournable, même si - vous me pardonnerez les gars - ils ne bousculent pas non plus considérablement le paysage média/politique/Internet.
Ces gars-là ont un modèle qui m’ait cher : ils proposent d’informer par leur média, mais aussi de former. De transmettre. Ils sont (comme nous /-) “centre de formation agréé”, font du développement, de la production, pour des tiers et pour eux.
L’article en ligne, le boulot n’est pas fini
Résumons : Animation de communauté, formation et transmission de savoir, production de contenu. 3 facettes. Il me semble clairement que le journaliste d’hier n’avait qu’une de ces facettes.
Ces réflexions ne sont sans doute pas des pistes qui seront prises au sérieux par les gens sérieux qui nous lisent. Pourtant… Comme le fait remarquer Benoit Raphaël (à la tête d’un Post.fr qui a un procédé éditorial plus innovant et plus en phase avec les usages que tous ses concurrents et une ligne éditoriale - la course à l’audience par la face nord - qui lui vaut toutes les critiques imaginables) “l’agence Gamma, qui dépose son bilan. De l’autre, un « jeune » média, on ne peut plus à la mode, Dailymotion, qui annonce ses premiers licenciements. Rien à voir ? Ou quand même un peu ?” C’est un faisceau de signes qui font sens.
“On a un problème”.. Plusieurs en fait. Les médias doivent intégrer le fait qu’ils s’adressent à des médias. Pas à des récepteurs. Qu’ils s’adressent aussi à des êtres humains qui ont autant désir de débattre de l’information avec son émetteur et entre-eux que de la recevoir, de tisser du lien avec son média et pas simplement d’y consommer passivement un flux de contenu. Fut il bon. Et oui, la qualité du contenu est au coeur du dispositif. Mais la course à l’audience, seule ?
Il y a bien des expériences formidables qui vont être menées sur les données sur Internet. Il y a bien un enjeu majeur à la médiation culturelle et au tri sélectif face à l’infobésité (le linkjournalism et autres socialjournalism y répondent fort bien). Il y a bien un défi extraordinaire à relever par les politiques (qui n’ont plus les ressources, humaines d’abord, pour analyser la situation en temps réel et en usages constamment renouvelés) et par l’état, comme pour les citoyens. La démocratie participative nécessite que l’on y participe vraiment. Mais pour cela il faut être formé. Même au code et dès l’école ?
Les individus deviennent des médias, les institutions deviennent des médias. Moi, j’embauche volontiers des #forçats pour former l’un et l’autre qui sont demandeurs !
Un SAV de l’information ?
Alors pourquoi ce titre si le message n’est que de rappeler combien le “community management” de vos communautés - il fallait bien un anglissime pour cette ligne comptable - est nécessaire, stratégique, central, décisif et pourquoi selon moi le journalisme de demain informe mais forme également, “investigue” mais trie aussi (”éditorialise”) et il anime, enfin, sa communauté, chez “lui” (le média) mais aussi “à demeure” (sur ses propres espaces sociaux et donc ceux où est son public) le tout en son nom.
Pourquoi, donc, ce titre ?
Car Il y a moins de deux ans encore quand je rédigeais le titre d’un billet - et les sites de médias aussi / et encore aujourd’hui pour beaucoup - je le faisais pour un robot. Celui de Google pour ne pas le citer. Aujourd’hui, je le fais en pensant à un humain. Toi, lecteur. Et je le conçois afin que tu clic dessus. Comme un GoogleAdd, diront les esprits chagrins.
Les réseaux sociaux (leur usage massif) les caisses de résonances asymétriques (Twitter est le meilleur exemple) et demain les espaces conversationnels immersifs (Friendfeed, Wave ? - que je n’ai pas testé) renforcent considérablement cette mécanique, qui pourrait être vertueuse, si tous s’y attachent. pardon, s’y investissent.
User Centric
Et si au milieu de tout ces mythes (tous journalistes, fin de la presse, médias citoyens ?) subsistait une réalité, un humble constat à admettre : la crise de la presse, celle des médias, celle imputée souvent à Internet est avant tout une crise culturelle, avant même d’être économique.
“point faible, la fidélisation” soulignait Eric Mettout. Il a raison. Et je pense le contraire de ce qui lui semble être la solution principale à ce problème, commun à tous.
Explicitement “contenu centrée”, cette approche passe à côté de l’essentiel [ndlr : j’évoque ici l’extrait cité - je sais qu’il fait le contraire de ce qu’il dit dans son journal, et à juste titre. Mieux, leur community manager est même charmante !].
Ce serait passer à côté de l’humain. de l”irl”. du lien social. de la fidélisation. C’est à cela que nous nous attachons tous, blogueurs, au quotidien, pour construire une réputation, une économie à rebond, ou juste échanger et parfois crier, tard la nuit.
La recette n’est pas simple. Le four est chaud
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Posté le 29 juillet 2009
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#Hadopi fut un combat de tous les jours. #Loppsi s’annonçait une bataille sans merci. Entre-temps, le net s’est organisé (de la Quadrature aux Pirates en passant par Numérama, PCimpact, Owni et des milliers de blogs) les ministres ont “consulté” (beaucoup plus que certains ne croient) et… Est survenu l’été. Ce drame qui frappe chaque année la France à la même époque.
C’est une brève, ou presque, du Canard Enchainé, qui nous l’apprend (ainsi que le formidable “Mettic de l’UMP“) : Nous venons de gagner le premier round du match contre Loppsi2 !
Après plusieurs KO contre Hadopi, de quoi crier, fêter, se réjouir, sans plus de prétention, mais sans nier son plaisir. Que néni. Rien. Pas encore ? Souriez, la danse est ouverte alors !

Lançons les festivités (je cite le Canard, qui ne m’en voudra pas /-)
Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, s’apprête à envoyer au panier une œuvre phare de Michèle Alliot-Marie, qui l’a précédé Place Beauvau. La loi d’Orientation Pour la Performance de la Sécurité Intérieure (surnommée “Loppsi”), que Sarko avait promis, le 15 janvier dernier, de faire voter “rapidement”, vient ainsi d’être retirée de l’ordre du jour du Parlement. Et Hortefeux a annoncé à Matignon sa volonté de revoir une bonne partie du texte. “Il faut qu’on poursuive le travail avant de venir devant le parlement” a confié le ministre à ses troupes, en “insistant sur le volet prévention”.
Cette Loppsi accordait à la police (sous le contrôle d’un juge) le droit d’installer clandestinement des logiciels espions sur les ordinateurs des personnes suspectées de certains délits, et ainsi de tout connaitre de leur vie privée. (…)
Allez ? On prend le temps de profiter de l’instant ? Voici un premier round de gagné et - quelles que soient mes désillusions sur la suite et les intentions de ceux qui portent ce projet de société - ceci est sans doute l’étape fondatrice. “Il faut qu’on poursuive le travail avant de venir devant le parlement” s’exclame Brice. Pas con. Il faut même ouvrir grand les écoutilles et écouter la société civile. Il en est une fraction qui s’ouvre clairement à vous : elle est connectée.
Tendez l’oreille. #Loppsi n’est pas enterré. Mais la maison prend l’eau, alors Brice, il écope de suite.
Trinquons. Il y aura plein d’autres rounds…
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[Affiche, incontournable, de Geoffrey Dorne]
Posté le 28 juillet 2009
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Puisque plus que jamais la conversation, les réseaux et la veille sont interrogés ces jours-ci (voir ici) je reproduis ci-après quelques mots laissés sur RWW (1/2) et sur FF (1/2) lors de passionnantes discussions ces derniers jours.
Ces discussions ont généré des centaines de commentaires et continueront quelques temps de générer autant de billets (encore un Thierry ?
) tant l’enjeu est considérable : je suis qui, où, et je fais quoi de ce que je produis, avec qui et dans quel but ?
Ces quelques notes ne prétendent pas répondre à ces questions. Elles continueront, je pense, d’être elles-même discutées sur FF/ce blog/twitter/facebook etc. Et tant mieux. Grace à ‘Backtype’, vous devriez retrouver toutes ces “brides” ici-même /-)
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C’est triste, je ne pèse pas un seul instant à quel point cela aura des conséquences, mais dans le web2 et 3 et ses prochains, la conversation, comme au coin d’un bar, se perd, parfois, influence, de temps à autre, est reprise, détournée, les débats s’entremêlent, s’empilent. C’est imparfait. Interdépendant. “en bêta permanente” disait Pisani hier… de la vie. Et parfois l’innovation est telle que l’on prête peu d’attention au CGU - Prenez la vie par exemple
La conversation, les mails, les photos, les vidéos, tout ça, hop ! “dans les nuages”…
C’est ce que je fais aussi… Et puis j’ai mon blog. Et mon Twitter pour la mobilité et la caisse de résonance. Et Delicious, repris, sur aaaliens, pour la “crème du meilleur de ce que je croise” (chiche ;-)… Avec Twitter mes fulgurance (arg) comme les feuilles mortes, en quelques jours, s’envolent [NB: grâce à Backtype, plugin notamment pour Wordpress, ce problème semble en partie résolu]. Chez FriendFeed jusque là, je crois avoir gagné en espérance de vie. numérique. C’est béta. Oui. Mais la conversation sur les blogs, face à “l’usine” à conversation qu’est FF, ça m’incite plutôt à faire le deuil de quelques commentaires.
Après tout, pour moi c’est plus facile. je suis un veilleur addict et FF est une table de mixage géniale. Quand à mes post de blog, ils n’ont jamais été conçus pour générer beaucoup de discussion. Trop de Troll, tout ça, tout ça… Sur FF, le débat se fait en temps réel. C’est stimulant. Que voulez-vous, je n’ai fais ni woodstock ni les forums sur minitel, j’ai un regard… Candide /-)
Et puisque certains comparent des médias et des services…
aaaliens est un média, owni est un média. leur coût est quasi nul (merci Typhon
et leur contenu est généré par les meilleures lectures d’un groupe d’”experts” (aaaliens) et par une sélection des meilleurs billets d’un pool croissant d’auteurs pour Owni. Des médias, donc. et un réseau de médias sociaux naissant, accessoirement.
FriendFeed est un service (et bien plus que ça, en effet) mais il n’a pleinement sa valeur ajoutée que pour un usager de twitter, facebook, blogs, bookmarking, vidéos et photos partagées et j’en passe, qui consomme, produit et a un un réseau de personnes éditant et relayant des contenus sur ces différents média sociaux. Madame Michu n’est pas prêt d’y débarquer !
Ou alors on lui propose des “chambres”, des “groupes”, des “médias” pré-remplis, animés, éditorialisés.. Why not. Reste que ce qui y est n’est plus [forcément, nativement] archivé chez nous/vous. Il reste donc une place évidente pour des lieux personnels… on pourrait appeler ça des blogs, hein !
FrienFeed est très “focus” sur l’idée d’être l’outil discussionnel ultime (rêvé par Loic dès sa baseline de blog au début des années 2000) mais gère pas mal mon identité numérique et pourrait devenir un bel outil de linkjournalism. Meilleur que Twitter si je prête de l’intérêt à autre chose qu’à la fameuse “caisse de résonance”.
Stan, Narvic, Eric, ma pomme et d’autres ont contribué à ce sursaut francophone (qui amuse beaucoup la communauté FF) car - il me semble que - FrienfFeed est le meilleur outil actuel de mixage de flux (reader/writer) pour DJ (Digital Journalist) ou “web currator”. D’autres diront geeks, blogueurs ou forçats…
Mais cette outil n’avait véritablement de sens que SI nos réseaux s’y déployaient. Ce qui est le cas après 5 jours de “fluence” - qu’on laisse l’influence à ceux qui prétendent en avoir /-)
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Image : Feyzikaraer / Discussion sur FF (après quelques réglages) : ici et “embedded” ci-dessus.
Posté le 25 juillet 2009
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Posté le 24 juillet 2009
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C’est un conseil de lecture imparable pour tout geek, socialhero ou internaute curieux. Et attentif.
Le web “de demain”, web social, web des données, web du lien, (des données et des liens) web temps-réel, web sémantique (on en discutais ici à propos de ReutersCalais) se cherche un nom, une définition, une acceptation scientifique et une approche dialectique qui permette ensuite l’évangélisation…

> Tim O’Reilly et John Battelle proposent, repris et développé par Fred Cavazza : “Web Squared” soit l’horrible “web au carré” ou “web carré”, un Web² difficile à taper, à prononcer et, pire encore peut-être, à taguer ou #hashtaguer… un billet à ne pas manquer.
Web² = Web 2.0 + World
Quel tag ? web2 ? Déjà pris! Quelle traduction ? Vous prononciez “web 2.0″ en anglais, vous ? L’ambition et l’argumentation faite par Tim, John & Fred, autant que l’autorité de ceux émettant cette analyse sous forme de recommandation linguistique, inciteraient à faire profile bas, mais voyez-vous, cela m’agace.
Web Squared, c’est moche. Pas pédago pour un sous…
Laissez nous tranquille avec notre web social, nos médias sociaux et compagnie. ça c’est pédagogique, utile, explicite et constructif comme appellation générique ! Sortons des chiffres, des versions, de l’arithmétique et - bordel - un peu de poésie, Tim !
Allez, on se met d’accord sur le tag : webS [maj] ou webs / #webs ; Tim, John, Fred & friends y retrouveront leur Squared, moi mon Social et un petit géni des aphorismes ou du marketing nous trouvera ce que ce “S” pourrait cacher de sublime qui nous illumine nos surf…
C’est l’été. Prenons le temps de nous insatisfaire /-)
–
MAJ(s) : on me souffle UbiMédia (Aurel) / D’autre part, un autre (Le Crosnier) nous confie que Tim et John auraient bu le soir où ils ont pondu ce nom “square” déjà chanté par Elvis Presley
/ De mon côté je creuserais du côté du “link”… Intuitivement, à l’aire du synapse et de l’interdépendance /-)
Posté le 22 juillet 2009
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Extrait [réédité] d’une discussion ce jour sur FF :
“(…) C’est sans doute le prochain pas à faire par FriendFeed :
- la customisation des flux importés (jusque-là difficilement paramétrables)
- la customisation des messages émis (dans leur mise en page et leur taxonomie)
- la customisation du backgroud (nécessaire in fine à l’usage identitaire : “mon” espace)*
(…) et j’en fais alors :
- mon identité numérique (url en signature de mail, redirection de l’url prenomnom.com ou .pays, par exemple)
- mon interface de publication sociale (avec synchronisation manuelle vers Twitter, lui même synchronisé automatiquement à Facebook, entre autres)… Ceci, hors veille sur Delicious (que je couple ici à aaaliens et à ce blog)…
Quoi qu’il ne manque que les tags au système de bookmarking de FriendFeed… Et une interface enrichie à l’éditeur de messages pour y bloguer (façon tumblr ou storytlr ?)…
Cette discussion nous renvoie à de nombreux projets technos… L’enrichissement de l’outil de publication permettrait d’y faire sa veille (RIP: agrégateurs, netvibes, etc) et du blogging, par exemple…
(…) Ce que je cherche, indépendamment d’un outil de veille sociale et de publication sociale (deux fois /-) c’est sans doute “l’outil social ultime”, le “triple play” c’est à dire : l’url que j’envoie, que je consulte et où je publie. Qui me projette, qui m’informe et où l’on discute… Vous et moi. Un espace autant qu’un service, qui me ressemble.
Un média social assurément.
FriendFeed demain ?
La migration a commencée.
Reste à venir le char des médias.
Googletrend tressautera à peine.
Le début d’un chouette truc.
ça se passe sur “le fil des amis“.
–
*MAJ : manque aussi un menu typologique (par type de contenu, que ffholic sait générer depuis l’API) et une application iphone à la hauteur (MotherFeed ?), notamment.
MAJ2 : Narvic ferme (ouvre ?) le bal. #FFF, c’est à dire ‘Friendfeed France’, va pouvoir prendre son véritable envol. 2 ans plus tard
> la suite ici / et depuis ce soir, en colonne de droite, là, le “meilleur du jour” des dicussions –>
Posté le 12 juillet 2009
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Ils vous expliquent par amendements et saillis médiatiques interposés qu’ils luttent contre le piratage, qu’ils luttent contre la pédocriminalité, que leurs ennemis sont aussi les ennemis des artistes (ce qui fait rire jusqu’à St Germain des Près mais qui “en remue une sans faire bouger l’autre” à Monsieur Michu) et que ceux qui s’opposent aujourd’hui au filtrage du net sont, ni plus, ni moins, que les défenseurs des pédophiles ! Là, Monsieur Michu voit rouge. On ne touche pas aux petits enfants !
Oui mais… Quand demain tombera la première étude révélant que le taux de résolution dans les affaires de pédocriminalité a dramatiquement chuté depuis la mise en place de ces mesures (car les pédophiles sont ailleurs, devant, loin, et le combat technologique déjà perdu par les gouvernements) il sera bien trop tard : Vos mails seront filtrés, vos PC équipés de mouchards, la justice se fera sans juge et la présomption d’innocence tiendra du vieux souvenir poussiéreux.
Hadopi2 réintroduit le filtrage des “communications électroniques” faisant le pont avec le projet de loi Loppsi2 (ex Lopps sous Pasqua, puis Loppsi - une sorte de “NouveLopps” façon 1984, année symbole de tous les renoncements).
Relire Eben Moglen peut, à ce stade, s’avérer utile :
“Rien ne sert de s’énerver : il faut juste les ignorer, se battre pour qu’ils ne changent pas trop la loi, et continuer à programmer du code comme nous le faisons depuis 20 ans maintenant : nous avons le matériel, les logiciels, la bande passante, la culture, les talents…
Nous n’avons besoin de rien, ni de changer la loi, ni d’en faire adopter de nouvelles, ni de détruire ni de créer quoi que ce soit, ni de “venture capitalists“, ni de position monopolistique… La beauté de notre position tient au fait que de toute façon nous gagnerons, alors laissez-nous tranquille. La seule chose que nous demandons, à l’Etat, c’est d’éviter de créer des injustices au bénéfice de quelques-uns.” (texte intégral sur Owni, via ce billet de Jean-Marc Manhack)
Hadopi2 et Loppsi2 ne violent pas seulement nos libertés individuelles… Et à ce propos, qui en France aujourd’hui est près à se battre pour la défense de ses libertés ? Et si c’est bien un système totalitaire et dictatorial qui se met en place peu à peu et à marche forcée sur la toile, nous ne sommes pas pour autant dans un pays dont on puisse dire qu’il tienne de la dictature, IRL… N’est-ce pas ?
C’est une démocratie, et seule une démocratie, qui peut permettre ce débat de fond. Mais c’est une démocratie du renoncement et du cynisme qui peut, seule, laisser passer de tels projets de lois. Une ploucocratie de l’émotion.
Les libertés ou les petits enfants ? Les deux ! Et surtout pas l’un contre l’autre ! Loppsi déservira, tout comme Hadopi et bien plus dangereusement, les desseins qu’elle prétend servir.
“Quiconque est prêt à sacrifier sa liberté pour une sécurité provisoire ne mérite ni l’un ni l’autre” (Benjamin Franklin)
Notre société carbure à l’addiction. Nous sommes drogués au quotidien. Toutes les révolutions, avant de faire le tour d’elle même – pour ne pas aller, souvent, ni loin ni droit – sont avant cela insurrections, des jaillissements hors de nos accoutumances.
Les cyber-punks que nous sommes auront leurs propres insurrections. Celle qui vient a déjà entamé son ébullition.
Elle est révolte contre les restrictions des libertés et autres remises en cause de l’abondance ou de la neutralité, au pays HTML des bisounours numériques.
Ailleurs, “dans la vraie vie”, disent-ils, où ces combats ont de longue date étaient perdus, avancent inégalités croissantes et mollesse consumériste.
ça et là émergent des archipels de violence ou des fulgurances de lucidité, toujours chloroformés jusque-là par ceux qui ont aimé danser sur Abba et pleurent Bambi (…).
Le monde d’hier va à l’aumône une dernière fois sous nos yeux, en rien ébahis. “Ils” s’en sortent trop bien. “Ils” ne sont que nos abandons, nos renoncements.
Nous sommes le peuple du plastique et de la carte à puce.
Nous sommes les années du cynisme, des boursouflures des égos et de l’immense mensonge de la fin de l’histoire, de la lutte des glaces, des subprimes et du green-washing.
Nous avons défilé contre l’interventionnisme, voté contre la technocratie ou jamais voté, puisque blancs ou noirs nous ne sommes pas reconnus.
Nous ne sommes bannis d’aucun lieu, nous avons bannis les lieux pour les liens, et regardons “hier” avec le dos courbé quand nous fixons “demain” la tête droite et le majeur tendu.
La culture est une arme. l’entreprise est une arme. la rue est une arme. le net est une arme. Je suis contre le port d’arme. nous sommes tous déjà armés jusqu’aux dents. C’est le port du courage qu’il serait bon de remettre en vogue.
Face à ces lois iniques et à une politique absconce qui ne sait que créer dettes, inégalités sociales croissantes et régression des libertés, qui se lève ? Qui se soulève ? Qui contre-argumente ? Qui contre-enquête ? Qui, pour se battre ?!
“Plus nous accroitrons notre liberté, mieux nous communiquerons” écrivait, en 1984 justement, Timothy Leary, reprenant Foucault (“les techniques du chaos”, texte rédigé pour le Digita Deli, depuis réédité et que je vous recommande fortement). Plus nous communiquerons, plus nos libertés seront remises en cause, pourrait-on lui répondre 25 ans plus tard…
“Ce n’est pas une crise, c’est une révélation. Ce n’est pas le chaos, c’est la revanche du réel. Ce n’est pas la fin, mais peut-être bien le début. Ils vont tenter de nous vendre au prix du sang leur monnaie de singe et leurs rêves de pierre, pour perpétuer le système. Le leur. Celui qui leur profite. La vraie révolution, c’est de cesser de les croire, ne plus avoir peur et passer à autre chose, maintenant, ici et partout. C’est pour cela que l’âge de la critique se termine ici et que commence enfin l’âge de faire” (Agnès Maillard, 8 octobre 2008)
Aujourd’hui est un jour ordinaire. Ceci n’est ni une crise, ni une séquence médiatique. Sir, c’est la naissance de bien pire…
–
[Images : ‘toshops maison d’après Chaoxangel, Earlmadness et Bfsurfer94]
Posté le 7 juillet 2009
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[Un article écrit par Stéphane Favereaux, Blogueur invité / vous pouvez également être “auteur invité” cet été sur Nuesblog > ça se passe ici]
Votre râteau trône fièrement sur votre toit ? Vous aimez la mobylette qui parasite votre image ? Vous aimez la télé ? Les décrochages des émetteurs analogiques vous manquent déjà ? Navré. Condoléances à votre récepteur qui fin 2011 ne servira peut-être plus à grand-chose.
Le 30 novembre 2011 sera une date à marquer d’une pierre blanche. Ou noire.
Cette date initiée par le plan numérique 2012 présenté par Eric BESSON le 21 octobre 2008 marquera le passage généralisé à la télé numérique et l’extinction définitive du signal analogique. Mais 5 % du territoire français ne seront pas couverts par la TNT… 1,5 millions de français au bas mot auront les télés les plus reposantes qui soient. Ecran Noir, neige, à vous de choisir.
Toutes les zones frontalières, montagnardes ou les bords de mer sont menacés. Qu’à cela ne tienne, en montagne ou en bord de mer, d’autres activités existent ! La raison à cela : le gouvernement (…) a décidé de ne pas équiper en numérique plus de 2000 émetteurs TDF sur 3750 émetteurs. Charmant non ? Quand on sait que les populations de montagnes ne sont pas les plus aisées financièrement… L’égalité prend encore du plomb dans l’aile.
Lutter contre la fracture numérique.
Mais qu’on se rassure, le CSA veille au grain : équipement de ces exclus de la TNT en paraboles, abonnement ADSL ou réception de la télé par câble, les solutions sont trouvées. Reste à savoir à qui adresser la facture du numérique.
Il est fort probable que la note salée sera à la charge des élus locaux via l’AVICAA (Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel - Amen). Ce seront donc les taxes locales, les impôts locaux qui financeront l’accès à la télé… Donc les habitants de ces zones exclues eux-mêmes, indirectement.
Payer plus pour voir autant : la télé de demain.
Ce qui est assez délicieux dans ce choix gouvernemental, c’est que cela va installer une différenciation entre les habitants : le reste du territoire sera à la charge des chaînes de télé.
La fracture sociale contre laquelle luttait le Président CHIRAC vient d’être officialisée par FILLON, ses Ministres et Secrétaires d’Etat…
Privatiser les fréquences.
Puisqu’une bombe ne vient jamais seule, l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electronique et des Postes) est en train de faire main basse ou plutôt portefeuille bas sur les fréquences jusqu’alors détenues par le CSA. Les opérateurs télécoms paient donc fort cher des fréquences que l’Etat ne souhaite pas acquérir via le CSA de telle façon que les fréquences dédiées à la télé se réduisent comme une banquise en temps de réchauffement climatique.
Le CSA dépouillé de fréquences propose alors d’équiper les 3.750 émetteurs de TDF en numérique. Mais les délais semblent intenables entre aujourd’hui et le 30 novembre 2011… Pourtant, cette solution ne laisserait pas de territoires vierges d’ondes. Le retard serait donc conséquent… Ce qui n’est guère pertinent dans une période électorale, les municipales arrivant en 2013 et avant elles, les présidentielles… Que va-t-Il sortir de son chapeau pour faire passer la pilule, le Chef ?
Seuls sont heureux dans ce cadre les actionnaires de TDF détenant un quasi monopole en France sous couvert de capitaux américains : le fonds Texas Pacific Group détient TDF. Et le monopole tient en ceci que les concurrents de TDF dépendent des équipements de… TDF !!
L’économie numérique ou plutôt les économies numériques semblent visiblement ne pas faire partie des priorités du nouveau gouvernement… L’égalité constitutionnelle non plus… La liberté d’accès à l’information moins encore !
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(texte : Stéphane Favereaux / images d’après m3d4 & godsuckscocks)
Posté le 6 juillet 2009
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20 Commentaires
C’est un travail au long-cours que nous commençons ce jour : lister, référencer et présenter clairement les dépenses web des partis politiques aux différentes échéances électorales.
Premier sujet d’étude (en l’absence à cette heure de données publiques concernant les Européennes 2009) : les Présidentielles de 2007.
- Combien chacun a investi pour sa campagne web ?
- A quoi correspondent ces dépenses ? (Cette question peut-elle trouver une réponse ?)
- Ces volumétries font elles sens avec les résultats obtenus ?
- Et comment ces budgets évoluent-ils ? (A suivre lors des prochaines étapes de ce périple dans nos données publiques /-)
Premier enseignement : les données sont rares et les précisions inexistantes ! La CNCCFP, commission chargée de décortiquer et de publier ces comptes, classe ces dépenses en “propagande”. On ne se refait pas - et ceci n’est pas sans révéler la perception qu’ils en ont.
> Un PDF (et un XHTML) d’une centaine de page sont disponibles sur leur site.
Classons d’abord les Candidats par ordre décroissant, de celui qui a (déclaré avoir) investi le plus sur la toile à celui qui a dépensé le moins sur le net… Et comparons ces données au score effectivement réalisé :
- S. Royal : 866 220€ (soit 4% du total) a obtenu 25,87 % des suffrages
- N. Sarkozy : 675 571€ (soit 3% du total) a obtenu 31,18 % des suffrages
- F. Bayrou : 720 511€ (soit 7% du total) a obtenu 18,57 % des suffrages
- D. Voynet : 130 172€ (soit 9% du total) a obtenu 1,57 % des suffrages
- M-G Buffet : 107 604 (soit 2 % du total) a obtenu 1,93 % des suffrages
- J-M. Le Pen : 29 741€ (soit 0,2% du total) a obtenu 10,44 % des suffrages
- A. Laguillier : 17 212€ (soit 1% du total) a obtenu 1,33 % des suffrages
- J. Bové : 8 859€ (soit 1% du total) a obtenu 1,32 % des suffrages
- P. De Villiers : 5 485€ (soit 0,2% du total) a obtenu 2,23 % des suffrages
- O. Besancenot : 5 404€ (soit 1% du total) a obtenu 4,08 % des suffrages
- F. Nihous : 2 543€ (soit 0,2% du total) a obtenu 1,15 % des suffrages
- G. Schivardi : 664€ (soit 0,1% du total) a obtenu 00,34% des suffrages
> Décryptons ces données ensemble ! Si leur fiabilité est très relative (qui a mis quoi derrière l’énoncé “Internet” ?) ces informations ne sont pas sans enseignement. Le second volet de ce travail sera une synthèse de ces analyses ainsi qu’un “complément d’enquête” concernant les échéances électorales survenues depuis.
@vous !
(Suite de ce travail dans les jours et semaines à venir. Nous comptons sur tous afin de réaliser ensemble une réflexion collective sur l’accessibilité de ces données et l’usage fait d’Internet dans les stratégies de “propagande” des différents partis politiques français. Un wiki pourrait à ce propos être réalisé… qui s’y colle ?)
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(Image d’après Liquid82)
Posté le 3 juillet 2009
Classé dans Guest, Politique |
12 Commentaires
[Ce billet a été rédigé par Stéphane Favereaux pour Nuesblog dont il est le premier blogueur/auteur invité de cette série d’été. Le point de vue ici exprimé n’engage que l’auteur de ces lignes ; article dont je prends cela-dit la responsabilité éditoriale. Vous pouvez à votre tour être auteur invité de ce blog tout l’été]
DADVSI… HADOPI… LOPPSI 2 vient à nous…
La première mouture de cette Loi d’Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure datait de 2003. LOPPSI 2009 débarque et révise totalement ce qui, fut un temps, aurait été appelé « l’expression des libertés individuelles ». Malheureusement, la mobilisation citoyenne espérée pourrait ne pas être à la hauteur de nos attentes puisque ce projet risque de passer durant l’été ou au début de l’automne.
Sous prétexte de Sécurité Intérieure, le Gouvernement, via cette Loi, entend accroître ses actions pour lutter contre les cyber-criminalités. Suivant des consignes du Chef de l’Etat, il souhaite également renforcer les peines encourues et envisage la mise en place d’une surveillance quasi-totale de la Toile via un dispositif parfois à l’orée de la légalité.
Téléchargez Joséphine Ange Gardien ou soyez terroriste… les mêmes moyens de surveillance seront mis en œuvre !
Internet is watching You !
Augmentation conséquente du nombre de cyber-enquêteurs, création d’une plate-forme de signalement des contenus illicites, mise en place d’un groupe dédié aux escroqueries bancaires et financières sur Internet, légalisation des mouchards… La liste devient de plus en plus longue de ce que LOPPSI 2, présentée devant le parlement après avis du Conseil d’Etat, détruira en terme de libertés.
LOPPSI 2 veut lutter contre l’usurpation d’identité, contre les contenus à caractère pédo-pornographiques, les escroqueries en tout genre, etc., contre tout rien, en demandant (en les y obligeant…) aux FAI d’apporter leur concours aux autorités pour autoriser la captation de données numériques à distance.
Liberticide à souhait, cette loi porte en germe une surveillance absolue du Web, même si l’intention de départ peut-être louable. Elle le serait d’autant plus avec d’autres moyens moins intrusifs pour les internautes et autres citoyens, qui de plus en plus se confondent dans les forums, sur les blogs…
MAM brother
L’un des plus grands problèmes posés par cette Loi d’Orientation : les mouchards électroniques dont la mise en place légale était déjà prévue par Hadopi… LOPPSI 2 prévoit donc la “Simplification des procédures de contrôle par les services de l’Etat des logiciels intégrant des mesures techniques permettant le contrôle à distance de fonctionnalités ou l’accès à des données personnelles”. Qui plus est, l’article 10bis C de la loi Hadopi ajouté à l’article 15 de la Dadvsi donne un blanc seing à la Direction Centrale de la Sécurité des Systèmes d’Information (DCSSI) qui peut ainsi passer outre le contrôle des mouchards pouvant être installés par les administrations de l’Etat, les collectivités territoriales ou encore les FAI.
L’article 6, au demeurant, “impose aux fournisseurs d’accès à Internet l’obligation d’empêcher sans délai l’accès aux contenus illicites dont les adresses électroniques sont désignées par arrêté du Ministre de l’intérieur sous peine d’un an d’emprisonnement et de 75.000 € d’amende.”. La censure est à son maximum de potentialité.
LOPPSI 2 : une loi pour ne plus avoir à respecter les autres, notamment celles de s’informer, d’informer, de débattre, de s’exprimer ? Réponse sous 3 mois…
Pour faire simple, toutes les “captations” de supports, de données informatiques, sonores et visuelles, sont rendues possibles par LOPPSI2 et ce, “sans le consentement des intéressés, [pour] accéder à des données informatiques, de les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu’elles s’affichent pour l’utilisateur ou telles qu’il les y introduit par saisie de caractère”. (article 706 – 102 – 1 de l’article 23 de LOPPSI 2). Consulter un site sur Coupat ou la Djihad nous transformera-t-il tous en terroristes potentiels ? Lire un mail anti-X ou pro-Y nous rendra-t-il coupable devant la Loi ? Soutenir explicitement une action de révolte sociale dans un forum nous mènera-t-il en taule ? Signer une pétition on-line et nous devenons soupçonnables ?
L’Etat va donc rendre légaux les troyens chez tout internaute plus ou moins soupçonné ou douteux. Mais sur quelles bases ?
Quoi qu’il en soit, le gouvernement, via ses services dédiés à la sécurité cybernétique, pourra « hacker » en toute impunité qui il désire. Mais est-ce que la CNIL a été consultée ? La loi de 1978 n’est-elle là que pour se donner un semblant de bonne conscience ?
Free Web : 1984 – 2009, Welcome Périclès
LOPPSI 2, loi très en avance sur Facebook et son temps, envisage également la création d’un super fichier informatique : Périclès (Rappelons que sous la direction de Périclès, Athènes adopta une politique impérialiste…ceci explique-t-il cela ?). Ce fichier “d’analyse sérielle” aboutira à des rapprochements entre les fichiers judiciaires (Stic : Système de Traitement des Infractions Constatées, Judex : système Judiciaire de Documentation et d’Exploitation de la gendarmerie, parmi tant d’autres et ceux à venir) afin de recouper tous les renseignements qu’ils contiennent.
L’hypertracking de la cyber-criminalité supposée met à mal la présomption d’innocence et la garantie des libertés individuelles une fois encore. Périclès contiendra un nombre incalculable de données sur la vie de tout un chacun : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphones portables (IMEI), factures diverses, opinions politiques, religieuses (?), orientations sexuelles (?), philosophiques (!) si l’on n’y prête pas un peu attention…
Ces informations étant de toute façon d’ores et déjà collectées via un grand nombre de réseaux sociaux, nous n’y prêtons déjà plus tellement attention, ce sera donc plus facile de poursuivre cette délicieuse entreprise de collecte….
Le débat ne fait que commencer. Il doit être mené afin que le Net conserve la liberté qui à fait de lui cet outil indispensable… l’Iran vient de nous le rappeler…
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Pour aller plus loin : http://www.loppsi.fr/actions/projet-de-loi-7.php
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> Un billet rédigé par : Stéphane FAVEREAUX / image : ‘toshop remix maison sur Mrcool & Alvis
Posté le 2 juillet 2009
Classé dans Hors du temps, Weblogs |
6 Commentaires
Parce que nous croulons sous le travail et que je ne trouve pas le temps de bloguer, parce que j’écris actuellement ailleurs - et notamment offline - mais aussi car je n’ai jamais, en près de 5 ans de blogging, expérimenté cela, c’est une session “open blog” qui s’ouvre ces jours-ci sur Nuesblog : Vous pouvez être les blogueurs invités !
Mutation de la sphère médiatique, journalisme de lien et linkeconomy, impacte du web sur nos sociétés, politique innovante, insurrection on-line, défense des libertés numériques (etc) les thématiques sont celles qui animent ce blog depuis des années.
Vous pouvez proposer vos articles par mail : contact@22mars.com / je me réserve bien entendu le droit de refuser de publier certains billets. Cet été, c’est vous les principaux auteurs de ce blog /-)
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[image d’après Ssilence / Deviantart]
Posté le 27 juin 2009
Classé dans Médias, Société, Talent croisé |
1 Commentaire
On ne citera ici aucun nom. Nous ne jouerons ni avec Google, ni avec les égos. Nul name-dropping. Nul pédanterie. Une admiration sincère. Les hommages ad-nominem n’ont semble-t-il lieu d’être que post-mortem. Et ceux-là sont bien vivants !
Un homme impulse à une chaine une stratégie web inédite et “original-content-oriented”. Des cadreurs-réalisateurs organisateurs de bœufs musicaux depuis l’aube du genre numérique professionnalisent leur art. Un groupe que je chérie prend un pied flagrant dans une boite de chaussure. Artistes découverts chez les précédents lors de leurs premiers pas on-line, ici mis en scène et diffusés via le premier.
Bravo Guys /-)









![#Loppsi2 > Internet is watching You ! [par Stéphane Favereaux]](http://www.nuesblog.com/wp-content/plugins/ttftitles/cache/1485a248f44385bdd2e975b2d073fede.png)










